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TRANSPORT MARITIME – Le Bac Fiavota mal géré depuis 2012

Le bac Fiavota devrait assurer la liaison de milliers de personnes entre Toliara et le littoral sud

Le bac Fiavota a toujours le mal de mer. Le moyen de transport maritime reliant Toliara au littoral sud ne fonctionne plus depuis juillet 2021. Le tribunal financier de Toliara, démembrement de la Cour des Comptes dans l’ex-province, a rapporté durant une audience officielle vendredi dernier, les audits qu’il a menés sur le bac Fiavota. L’énumération des divers problèmes vécus par le ferry depuis son existence en 2011, n’a pas été des plus tendres. Pendant près de deux heures trente minutes, les rapporteurs ont souligné la non-conformité de la délégation de service public relatif à la gestion du bac, le non-respect des clauses conventionnelles par les exploitants, les ressources financières d’exploitation non tracées.
Les défaillances mécaniques liées à des risques de danger public ont également été scrutées par l’entité. La faible performance de l’OPCI (Organisme public de coopération intercommunale) regroupant au début six communes du littoral sud à savoir Soalara Sud, Saint Augustin, Anakao, Beheloke, Itampolo et Androka, suivi par la suite par deux autres communes du littoral, Efoetse et Androimpano, est très marquée durant le rapport d’audit. Le ferry, d’une valeur de 5 milliards ariary a été remis en donation à l’OPCI, qui en a fait la demande depuis 1999, par l’Union européenne. « Un moyen de navigation permettant de traverser la baie de l’Onilahy entre la commune de Saint-Augustin et Soalara-Sud a été sollicité depuis la première République. La réponse a été obtenue en 2011. Il est à souligner que des milliers de gens dépendent de ce bac et sont aujourd’hui contraints de faire un détour sur la route chaotique et non sécurisée de la nationale 10 » a indiqué un rapporteur.

Espoir
L’OPCI dénommée « Lihemiha » s’est constitué en 2005 avec un statut d’Établissement public local à caractère administratif. Il est le propriétaire légal du bac et est responsable de son fonctionnement depuis 2011.
« Seulement, depuis 2012, le bac Fiavota a rencontré des difficultés portant préjudice à la continuité du service public qu’il est tenu d’assurer » rapportent les auditeurs. Les décisions institutives de l’OPCI sont introuvables et l’admission des nouvelles communes n’est statuée nulle part administrativement.
Il n’y eut aucun vote de budget par l’organe délibérant et aucun contrôle de légalité au niveau du district de Toliara II. Le contrat liant l’OPCI à des exploitants privés a été critiqué dans la mesure où les formes de conventions sont disparates, affermage ou concession? La gestion fonctionne sous forme de convention de concession alors que la concession est plutôt la mise à disposition d’un matériel ou d’une structure appartenant à un privé, au service public. 20 millions d’ariary de droit d’entrée du dernier exploitant en date, la SLT Roso, ont pu être tracés. Mais les redevances d’exploitation que toutes les sociétés gestionnaires devaient payer depuis 2012, restent non traçables. Le contrat de travail de l’équipage n’est pas clair et les équipements de sécurité à bord sont périmés.
Il n’y a pas de stratégie de réparation claire depuis le problème d’appontement du bac jusqu’à un projet de carénage dans un chantier naval. « De tout ce qui précède, le tribunal avance des recommandations sur l’amélioration de la gestion future du bac… La formalisation de l’OPCI, la programmation budgétaire pluriannuelle, le paiement des cotisations annuelles des membres. Il est recommandé pour la société SLT Roso de procéder à des entretiens minimums du bac, au paiement des redevances annuelles d’exploitation… » avancent les rapporteurs. La révision de la convention actuelle est d’ailleurs primordiale. Sans le carénage et la réalisation des travaux de réparation permettant au bac d’être en état et d’avoir une puissance maximale, il serait difficile pour le gestionnaire d’atteindre l’équilibre financier de l’exploitation du Bac et d’assurer la continuité  régulière  du service

1 commentaire

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  • ah, bien, un don de lUnion Europeene, et mal géré… pas d’entretien…, administrateurs introuvables…. , equipement de sécurité manquant, redevance pas payé, donc, une situation à la « Russe » ou à la Malgache.

    Mais ils ont bien encaissé les fonds, le prix des tickets, pendant 10 ans, non?

    Bien, quit a démandé de nouveau à l’Union Europeene de financer un nouveau bac. Ils vont vous renvoyer vers la RuSSie, déjà comme le gov.malgache ne vois pas du mal a les soutenir.