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Naissances – Baby-boom après le confinement

Beaucoup  de  femmes  n’ont  pas  poursuivi  leur  méthode  habituelle  de  contraception durant  le  confinement,  entrainant  des  grossesses  non  désirées,  selon  les  explications.

La pandémie de coronavirus a eu des répercussions sur le système de santé. Plusieurs femmes ont perdu l’accès aux services de planification familiale.

Des professionnels de santé constatent une hausse des consultations prénatales dans les centres de santé. « De nombreuses femmes enceintes viennent en consultation prénatale, ces derniers temps. Certaines sont, probablement, des grossesses non planifiées, car parmi ces femmes, il y a des usagers habituels de nos services de planification familiale que nous avons perdus de vue, durant le confinement. Elles ne sont pas venues à leur rendez-vous », affirme une sage-femme d’un centre de santé de base (CSB) dans le district sanitaire d’Avaradrano, hier.

Marie Stopes Madagascar (MSM) affirme, également, une hausse des grossesses non désirées, surtout, auprès des adolescentes de 15 à 19 ans. Le directeur pays de MSM, Lalaina Razafinirinasoa explique ce fait, par la diminution des femmes qui ont accès à la contraception, durant le confinement. « La pandémie a mis à rude épreuve le système de santé. Les femmes qui utilisent des moyens contraceptifs ont diminué de 20%. Les offres de contraception n’ont pas été accessibles à toutes », indique-t-elle.

Rupture de stock

Il y a eu d’une part, la crainte d’aller dans les formations sanitaires. D’autre part, dans certaines d’entre elles, quelques produits ont été en rupture de stock. « À cause de la pandémie qui a engendré la fermeture des frontières, des produits n’ont pas été disponibles, en juillet-août. L’appro­visionne­ment n’est revenu à la normale qu’en ce mois de septembre », rajoute-t-elle. Un responsable de planification familiale dans un CSB de la périphérie de la capitale confirme cette rupture. Mais d’autres CSB n’auraient pas connu ce problème. « Au contraire, ce service a été ininterrompu dans notre établissement », lance un médecin.

Madagascar s’est engagé à faire progresser son taux de prévalence contraceptive à 50%, cette année. Le MSM, un partenaire du ministère de la Santé publique dans la promotion de la planification familiale, affirme que cet objectif ne sera pas atteint, cette année. « Nous ne sommes qu’à 32%, en ce moment », enchaîne Lalaina Razafinirinasoa. La situation pourrait encore être difficile pour l’année prochaine, car des bailleurs auraient diminué leur financement, selon le MSM.

Cette hausse des grossesses non planifiées pourra mettre à mal l’économie du pays. « Le planning familial est un moteur du développement durable. Le pays aura du mal à se développer si le nombre de sa population est trop élevé », déclare Lalaina Razafinirinasoa. « La planification familiale pourrait-être l’une des réponses aux problèmes durant le contexte Covid-19, car de nombreuses personnes ont perdu leurs emplois, conduisant à la diminution du pouvoir d’achat, ainsi les informations sur la contraception peuvent être essentielles pour éviter les grossesses non planifiées ».

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