L’Aviation civile de Madagascar n’arrive pas à quitter la zone de turbulence qu’elle traverse depuis des mois. Le personnel impayé met la pression pour être entendu dans ses revendications. Déjà des os pour Roberto Tinoka, ministre des Transports et de la météorologie Des spécialistes de l’aéronautique civile ont émis des réserves sur ses « capacités à négocier d’éventuels contrats de partenariat pour sauver Air Madagascar ». Si tant est que l’État s’y penche. Outre ces tracasseries d’ordre conceptuel et d’appréciation subjective, de mauvais augures quand même pour lui, un autre souci le tenaille. L’Aviation civile de Madagascar, ACM, déjà sous le déluge des critiques par le « laxisme » ambiant lors de « l’envoi » des 73,5 kilos d’or interceptés en Afrique du sud, tourne au ralenti. Par le retard de paiement des salaires de ses cent quatre ving-tsix employés. « Conscients d’une possible réaction de l’Organisation de l’aviation civile internationale, OACI, pouvant déboucher sur des sanctions sévères pour Madagascar, nous n’entrons pas en grève d’une manière officielle et légale. Nous assurons un service minimum mais maintenons la pression pour que les autorités trouvent une issue à cette crise larvée », expliquent quelques salariés de l’ACM. Ils ont raison. Si l’OACI prononce des mesures coercitives à l’encontre de Madagascar, comme ce fut le dans un passé récent, le pays et le transport aérien ne profiteraient d’une possible réouverture des frontières du ciel. Cela causerait des préjudices financiers assez conséquents pour un secteur déjà laminé par le coronavirus depuis son apparition jusqu’ à aujourd’hui. Les séquelles de ces pénalités « techniques » de l’OACI pèsent encore sur l’état financier d’Air Madagascar, par exemple. Des mois entiers, les appareils de cette compagnie nationale ont été interdits de survoler l’espace aérien européen. Vent de fronde Le ministre Roberto Tinoka, alerté par la gravité de la situation, est venu à la rencontre des plaignants. Et comme à l’accoutumée dans ce type de conflit social, un Comité ad hoc, la formule magique en vogue, censé trouver la solution dans les meilleurs délais a été mis en place. Il a été question de solliciter le déblocage de subventions de la part de l’État. De par son statut d’Établissement public à caractère industriel et commercial, EPIC, l’ACM ne peut contracter des emprunts auprès des banques que pour les dépenses d’investissement. Pour celles affectées à ses fonctionnements, l’ACM devra piocher ailleurs. Sur le même registre mais dans un autre volet, Roberto Tinoka est aussi invité à suivre de près une autre vague de contestation qui a pris la forme d’un vent de fronde. Celle d’une frange des agents de l’Adema. Ils reprochent à la direction générale d’avoir privilégié le recrutement sur appel à candidatures pour occuper certains postes-clés. Au lieu de pérenniser et de favoriser la traditionnelle promotion interne. Le premier procédé, selon ces frustrés de l’Adema, « dégagerait l’effluve du népotisme en plein nez ». Alors que l’Adema semble avoir trouvé la bonne cadence par la mise en concession d’une partie de ses aérodromes secondaires à des sociétés privées. Une astuce salutaire pour se délester des charges d’exploitation, devenues insupportables par la baisse de ses recettes. Consécutive à « la perte » des aéroports d’Ivato et de Nosy-Be. Ces multiples épreuves sont autant d'occasions pour Roberto Tinoka de démentir les supputations et les médisances véhiculées autour de sa personne. Il est temps pour lui de prendre… de la hauteur.
L’Aviation civile de Madagascar n’arrive pas à quitter la zone de turbulence qu’elle traverse depuis des mois. Le personnel impayé met la pression pour être entendu dans ses revendications. Déjà des os pour Roberto Tinoka, ministre des Transports et de la météorologie Des spécialistes de l’aéronautique civile ont émis des réserves sur ses « capacités à négocier d’éventuels contrats de partenariat pour sauver Air Madagascar ». Si tant est que l’État s’y penche. Outre ces tracasseries d’ordre conceptuel et d’appréciation subjective, de mauvais augures quand même pour lui, un autre souci le tenaille. L’Aviation civile de Madagascar, ACM, déjà sous le déluge des critiques par le « laxisme » ambiant lors de « l’envoi » des 73,5 kilos d’or interceptés en Afrique du sud, tourne au ralenti. Par le retard de paiement des salaires de ses cent quatre ving-tsix employés. « Conscients d’une possible réaction de l’Organisation de l’aviation civile internationale, OACI, pouvant déboucher sur des sanctions sévères pour Madagascar, nous n’entrons pas en grève d’une manière officielle et légale. Nous assurons un service minimum mais maintenons la pression pour que les autorités trouvent une issue à cette crise larvée », expliquent quelques salariés de l’ACM. Ils ont raison. Si l’OACI prononce des mesures coercitives à l’encontre de Madagascar, comme ce fut le dans un passé récent, le pays et le transport aérien ne profiteraient d’une possible réouverture des frontières du ciel. Cela causerait des préjudices financiers assez conséquents pour un secteur déjà laminé par le coronavirus depuis son apparition jusqu’ à aujourd’hui. Les séquelles de ces pénalités « techniques » de l’OACI pèsent encore sur l’état financier d’Air Madagascar, par exemple. Des mois entiers, les appareils de cette compagnie nationale ont été interdits de survoler l’espace aérien européen. Vent de fronde Le ministre Roberto Tinoka, alerté par la gravité de la situation, est venu à la rencontre des plaignants. Et comme à l’accoutumée dans ce type de conflit social, un Comité ad hoc, la formule magique en vogue, censé trouver la solution dans les meilleurs délais a été mis en place. Il a été question de solliciter le déblocage de subventions de la part de l’État. De par son statut d’Établissement public à caractère industriel et commercial, EPIC, l’ACM ne peut contracter des emprunts auprès des banques que pour les dépenses d’investissement. Pour celles affectées à ses fonctionnements, l’ACM devra piocher ailleurs. Sur le même registre mais dans un autre volet, Roberto Tinoka est aussi invité à suivre de près une autre vague de contestation qui a pris la forme d’un vent de fronde. Celle d’une frange des agents de l’Adema. Ils reprochent à la direction générale d’avoir privilégié le recrutement sur appel à candidatures pour occuper certains postes-clés. Au lieu de pérenniser et de favoriser la traditionnelle promotion interne. Le premier procédé, selon ces frustrés de l’Adema, « dégagerait l’effluve du népotisme en plein nez ». Alors que l’Adema semble avoir trouvé la bonne cadence par la mise en concession d’une partie de ses aérodromes secondaires à des sociétés privées. Une astuce salutaire pour se délester des charges d’exploitation, devenues insupportables par la baisse de ses recettes. Consécutive à « la perte » des aéroports d’Ivato et de Nosy-Be. Ces multiples épreuves sont autant d'occasions pour Roberto Tinoka de démentir les supputations et les médisances véhiculées autour de sa personne. Il est temps pour lui de prendre… de la hauteur.