Accueil » A la une » Vice-Présidence de l’assemblée nationale – Consensus sur Irmah Naharimamy
A la une Politique

Vice-Présidence de l’assemblée nationale – Consensus sur Irmah Naharimamy

La députée Irmah  Naharimamy rejoint le cercle des vice présidents.

La députée Irmah Naharimamy fait son retour au sein du bureau permanent de l’Assemblée nationale. Elle a été réélue vice-présidente de cette institution suite à un accord entre l’IRD et le GPR.

Comeback. Irmah Nahari­mamy reprend son siège de vice présidente de l’Assemblée nationale, pour le compte de la province de Toamasina. Son retour au sein du bureau permanent de cette institution a eu le feu vert de quatre-vingt-sept sur les quatre-vingt-dix-sept députés ayant pris part au vote, durant une séance plénière en ligne, hier.

À entendre les différentes interventions d’hier, le retour d’Irmah Naharimamy à la vice-présidence de la Chambre basse découle d’une âpre tractation politique. Une manœuvre qui a abouti à un consensus entre le groupe parlementaire «Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina» (IRD), et le Groupe parlementaire uni pour la Répub­lique (GPR). Ce dernier rassemble dix-huit députés élus sous des couleurs indépendantes.

Une lettre du GPR a été lue en introduction de la séance d’hier. Ce groupe parlementaire y fait part de sa décision de ne pas présenter de candidat et de soutenir Irmah Naharimamy. Toujours selon cette missive, le GPR et l’IRD auraient convenu de s’en tenir à l’organisation actée au début de cette législature. Cette organisation veut, notamment, que le GPR dispose d’un siège au sein du bureau permanent de l’institution de Tsimbazaza. Il s’agit de celui de rapporteur général.

Après une pige au gouvernement en tant que ministre de la Population, Irmah Naharimamy a mis en parenthèses sa vie politique en raison de son mariage avec un diplomate américain et la naissance de leur enfant. Elle fait un come-back par la grande porte donc, en étant réélue vice-présidente de la Chambre basse, portée par 90% des votants.

Force centriste

Son élection actée, la vice présidente Naharimamy a mis l’accent sur le soutien du GPR dans ses mots de remerciement. Christine Razana­mahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, a affirmé son satisfecit quant à ce consensus trouvé entre la majorité et le groupe des indépendants. À l’entendre, les députés non affiliés, au nombre de neuf, auraient également été pour beaucoup dans le plébiscite.

À s’en tenir aux réactions suite au vote d’hier, Christine Razanamahasoa aurait été aux manettes de cette quête de consensus entre les Oranges et le GPR. «Je vous remercie de vos efforts pour préserver l’apaisement et la cohésion au sein de notre institution», déclare Irmah Naharimamy, s’adressant à Christine Razanamaha­soa. A une télévision privée, le député Nicolas Randriana­solo, membre du GPR, soutient que si son groupe parlementaire a accepté l’accord sur l’élection de la vice présidente de l’Assemblée nationale, c’est surtout «par respect», pour la dame au perchoir.

Un malaise s’est installé à l’institution de Tsimbazaza depuis l’élection de ses deux représentants au sein de la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Le GPR a réussi le tour de force de faire élire «son candidat», au détriment d’un des favoris de l’IRD. Les dix-huit indépendants du GPR sont parvenus à convaincre les non affiliés, les opposants du «Tiako i Madagasikara» (TIM), et même quelques-uns des cent-sept membres députés oranges.

Christine Razanamahasoa a demandé aux décideurs politiques de tenir compte de cette sonnette d’alarme. Des indiscrétions ont indiqué que c’était une manière d’affirmer une frustration vis-à-vis de l’attitude de l’Exécutif, mais aussi, de certains membres de la majorité. À en croire les mots de Nicolas Randria­nasolo, cependant, la situation ne s’est pas décantée, malgré les efforts de la présidente de l’Assemblée nationale pour calmer le jeu.

«C’en est assez des hypocrisies. J’espère que les quelques membres de l’IRD qui ne se souviennent de notre existence que lorsque c’est dans leur intérêt changeront d’attitude», prévient l’élu de Betroka. Au début de cette législature, le GPR a affirmé avec ferveur son alliance avec l’IRD et son soutien indéfectible à la politique étatique. Le groupe des indépendants conclut, toutefois, sa lettre d’hier par la formule, «ce consensus ne signifie pas que nous suivrons à l’aveuglette ce que fera la majorité. Nous nous positionnons en force centriste».

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter