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Rapt d’Albinos – Un garçon recouvre sa liberté

L’enfant  albinos  a  été  libéré  après  une  violente  fusillade.

Des kidnappeurs munis d’armes à feu ont enlevé un garçon albinos à Morombe. La gendarmerie conduit une opération de libération.

Un effrayant phénomène saisit la partie Sud-Ouest de la Grande Île. Depuis quelques mois, une dangereuse prolifération des rapts d’enfants albinos inquiète la population.

Le dernier enlèvement enregistré, et qui continue encore à faire des vagues, a été perpétré dans la nuit de jeudi à vendredi dans la commune rurale d’Ankiliabo, district de Morombe. Un garçonnet de onze ans en a fait les frais. Le mystère semble encore entier sur le mode opératoire des ravisseurs. De minces informations parvenues aux forces de gendarmerie ont néanmoins révélé que les kidnappeurs ont sévi en pleine nuit, aux alentours de 9 heures. Sitôt l’enfant tombé dans leurs griffes, ils se sont évanouis dans la nature sans laisser de traces.

Prise entre inquiétude et désarroi, la famille de la victime s’en était remise à la gendarmerie nationale de Morombe ainsi qu’à celle de Sakaraha. Ces dernières ont travaillé de concert avec le fokonolona et les cercles d’auto-défense villageoise pour se déployer dans les différentes localités de cette zone.

Fusillade

Après avoir pris leur mal en patience, les proches de l’enfant albinos étaient enfin soulagés lorsque le dispositif d’interception de la gendarmerie nationale a fait preuve d’une efficacité manifeste. Samedi en début d’après-midi, le captif a été repéré à Ankaratsaka Morombe, étranglé entre deux individus armés. L’étau s’est toutefois resserré autour des malfaiteurs après que les échos de l’enlèvement ont retenti jusqu’à Ankaratsaka, bien que cette localité soit loin du lieu où l’enlèvement a été commis. En un éclair, les villageois sur place ont rameuté les membres du comité de vigilance. Les balles ont sifflé aux oreilles lorsque les deux camps, retrouvés nez-à-nez, se sont heurtés de plein fouet. Pris dans un déluge de feu, les bandits ont battu en retraite, abandonnant sur place l’enfant pris en otage. Sain et sauf, celui-ci a été examiné par un médecin avant de retrouver sa famille. Les ravisseurs ont réussi à se glisser à travers les mailles des filets tendus par le fokonolona et les forces de défense et de sécurité.