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Média – Décès subit de Gilbert Raharizatovo

Gilbert  Raharizatovo  a  tiré  sa  révérence  à  l’âge de  soixante-douze  ans.

Le microcosme médiatique est en deuil. Gilbert Raharizatovo, une des visages du journalisme politique à Madagascar n’est plus. L’information est tombée, hier, en milieu de matinée.

L’homme à la voix rauque a été emporté par une bronchite aigüe, selon ses proches. Bien qu’il ne laissait paraître aucune méforme et encore moins de maladie qui le rongeai t durant ses multiples interventions médiatiques ces dernières semaines, Gilbert Raharizatovo souffrirait de bronchite chronique depuis un certains temps. Un mal qui l’aurait conduit à être hospitalisé trois fois, dont la dernière a été de vendredi à mardi.

Une énième crise qui s’est déclenchée à son domicile, hier, aux alentours de 8 heures 30 minutes, a pourtant eu raison de Gilbert Rahariza­tovo. Il s’en est allé à l’âge de 72 ans. Dès l’annonce de son décès, les hommages se sont succédé sur les réseaux sociaux ou encore sur le plateau des journaux radiophoniques et télévisés. Il faut dire que l’homme à la voix rauque est un monument du journalisme. Plusieurs journalistes affirment avoir appris de lui et l’avoir eu comme modèle.

Historien de formation, Gilbert Raharizatovo a affuté ses armes journalistiques à la Radio Madagasikara (RNM). Il s’est illustré dans l’émission « Savaravina », où il cuisinait ses invités. Il s’imposait par sa voix et son charisme, mais surtout, par la maîtrise de son sujet. Une aisance dans le rôle d’interviewer qu’il a porté à l’écran lorsqu’il migré à la Télévision Malagasy (TVM), dans l’émission « Imaso ». La TVM dont-il sera le directeur au début des années 90.

Du journalisme à la politique

Gilbert Raharizatovo a également, scotché le public avec des reportages comme la vie des détenus à la maison de force de Tsiafahy et l’île prison de Nosy Lava. Mais, encore une fois, c’est en tant qu’interviewer qu’il a définitivement inscrit son nom au panthéon du journalisme, en parvenant à dompter d’illustres invités comme Didier Ratsiraka, ancien président de la République.

La manière dont Gilbert Raharizatovo, en binôme avec Ruffin Rakotomaharo, ancien directeur de l’Office de la radio et télévision de Madagascar (ORTM ), a conduit le premier débat télévisé entre deux candidats à la présidence de la Républi­que, est devenue un cas d’école. C’était lors de la présidentielle de 1996. Sur le plateau de l’émission « Imaso », ils ont arbitré le face-à-face entre les deux rivaux de l’époque à savoir, feu Albert Zafy, alors président sortant et Didier Ratsiraka, son challenger.

Après avoir tourné la page sur sa carrière de journaliste, l’homme à la voix rauque s’est engagé dans la politique. Il réussi la prouesse de battre feu Richard Andriamanjato, ancien cador de l’arène politique, aux législatives de septembre 2007, et devient député du 6e arrondissement d’Antananarivo. Au début de la Transition faisant suite à la crise de 2009, Gilbert Raharizatovo fait son entrée au sein de l’Exécutif. Il siège au sein du gouvernement transitoire comme ministre de la Communica­tion. Après cet épisode, il a réendossé son rôle d’analyste politique.

Gilbert Raharizatovo s’est forgé une solide réputation en tant que chroniqueur et analyste politique. Fréquem­ment invité sur les plateaux télévisés et radiophonique, il s’est démarqué par son aisance dans les verbes, une connaissance générale hors du commun, mais également, sa maîtrise des arcanes du microcosme politique national. Il savait comment rendre lisible et compréhensible pour le citoyen lambda la politique et les relations internationales. Des qualités qui témoignent de son passé journalistique.

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