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Risque de récession – Des dispenses provisoires en faveur des entreprises

Andrianavalomanana Razafiarison, se dit rassuré par rapport aux allègements des charges des entreprises.

Les entreprises vont disposer de moyens économisés pour constituer des fonds de roule – ment afin de se relancer après la facilitation du transport et de l’acquittement des charges.

MESURES temporaires. Même si la mise au chômage technique de plusieurs salariés reste irrésolue, l’état opte pour l’allègement des charges des entreprises et la facilitation du transport de marchandises sans se pencher vers l’octroi de subventions. Réunis lundi au soir en présence de quelques ministres, les leaders des groupements économiques sont satisfaits des décisions de l’état. « Pour éviter l’octroi de subventions dont un nombre restreint d’entreprises pourra être bénéficiaire, l’État a visé loin et large en adoptant en faveur de toutes les activités économiques, des mesures d’allègements », affirme le président du Fivmpama ou groupement du patronat malagasy, Andrianavalo­manana Razafiarison. Discuté en réunion, le recours à la subvention exige à ce que les entreprises produisent des états financiers clairs, une formalité de longue haleine conduisant à l’abandon de la proposition.

Tandis que les opérateurs s’attendent à une réunion ultérieure à la fin de la période de confinement de quinze jours pour constater l’impact des allègements décidés par l’état, le ministre en charge de l’économie et des finances a fait une déclaration expliquant les mesures fiscales et sociales valables dorénavant. Richard Randria­mandrato, le grand argentier, sorti de son mutisme pour la première fois depuis un mois malgré les interpellations périodiques du secteur productif, a tenu une déclaration finale mardi.

Enchaînement et dérogation

Les entreprises tiennent à ce qu’ils disposent de moyens économisables pour tenir pendant la période de crise-sanitaire dont la fin reste hypothétique.

La déclaration du ministre Randriamandrato répond aux exigences de suspension de l’acquittement des obligations fiscales et sociales. Outre le report du paiement de l’impôt synthétique annoncé, les contrôles fiscaux sont suspendus. Au bénéfice des entreprises où prévalent le chômage technique, la déclaration du ministre mentionne, « le droit à une indemnité mensuelle dans le cadre d’un Plan social d’urgence instauré par décret ». Des pénalités sont également prévues, comme l’accentuation du contrôle et du redressement fiscal à l’endroit des entreprises qui spéculent sur les prix et qui font des rétentions de stocks. Selon toujours Andria­navalomanana Razafiarison, président du Fivmpama, présent à la rencontre avec les ministres, « les entreprises, déchargées des obligations qui coûtent à leurs trésoreries en ce temps difficile, pourront disposer de liquidités pour fonctionner et payer les salaires. C’est cette dernière semaine sur les quatre de ce mois, qui est exclusivement perturbée. La prochaine semaine permettra de normaliser la situation déjà qu’il a été convenu entre autres de maintenir les transports aériens et maritimes des marchandises. S’agissant de la circulation, les opérateurs ont demandé à ce qu’il soit permis aux camions d’entrer dans la capitale au-delà du couvre-feu à partir de 20 heures, ce qui a été accepté. Les services douaniers rentrent en fonction malgré le confinement et il a été expressément demandé à la ministre en charge de l’environnement d’ouvrir en permanence les services de son ministère pour les formalités administratives ayant trait à l’exportation des produits locaux, dont les huiles essentielles, maintenant très recherchées sur le marché international ».