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Confinement – Les forces de l’ordre rectifient le tir

À Ambohipo, les rues grouillent encore de monde.

Entre indiscipline des citoyens et dispositifs contradictoires, le confinement connait un début poussif. Les responsables tentent de reprendre la main en apportant des précisions sur les mesures en vigueur.

LABORIEUX. Ce mot a été affiché en titre d’un article de l’édition parue mardi, pour parler du début du confinement.

Jusqu’à hier, pourtant, les dispositifs en vigueur durant cette période d’exception désorientent les citoyens. Ces derniers dont la plupart ne connaissent déjà pas le sens du mot, discipline.

Dans diverses interventions, hier, les autorités ont tenté de recadrer la gestion de la période de confinement. Les trois officiers généraux à la tête de la gendarmerie nationale, de l’armée et de la police nationale se sont présentés, ensemble, sur le plateau du «Miara-manonja », hier, à cet effet.

Le général Njatoarisoa Andrianjanaka, commandant des bérets noirs, et chef de file de l’État major mixte opérationnel au niveau national (EMMO-NAT), a donné ce qui devrait être la ligne de conduite définitive à adopter durant cette période de confinement.

« Sauf cas de force majeure », tout déplacement à pied est interdit. Pareille mesure s’applique à ceux qui disposent de véhicules particuliers. Seulement deux personnes par voiture sont tolérées et une seule pour les deux roues.

Le cas de force majeure soulevé par le commandant de la gendarmerie nationale concerne l’achat de denrée essentielle ou les évacuations sanitaires. Pour ceux qui font leurs courses à pied, une seule personne par foyer est autorisée à le faire.

Les véhicules chargés du transport d’entreprise doivent avoir une autorisation exceptionnelle délivrée par le centre de commandement opérationnel Covid-19, notamment, durant les heures de couvre-feu.

Le commandant de la gendarmerie nationale rappelle que les grandes surfaces, les grossistes, épiceries et marchés de Fokontany restent ouvertes.

Reprise en main

Le cas du transport de marchandise a été source de confusion, hier. À entendre les explications du chef de file de l’EMMO, le couvre feu s’applique aussi, aux véhicules ravitaillant les zones en confinement que sont Analamanga et la ville de Toamasina.

« Les transporteurs de marchandise peuvent, cependant, circuler le jour », déclare le général Andrianjanaka. Il reconnait que l’application des mesures de confinement « a prêté à confusion ». Il était temps, en effet, que les autorités apportent des précisions.

L’indiscipline des habitants dans plusieurs quartiers plombe l’effectivité du confinement. La profusion de mesures, parfois contradictoires, annoncées par des différents responsables, complique, aussi, la situation.

Certains parlent de « confinement total », alors que des approvisionnements quotidiens de vivre sont organisés au niveau des Fokontany. Une mesure nécessaire pour les plus vulnérables n’ayant pas la possibilité de rassembler des réserves.

L’organisation maladroite de la distribution de vivre dans certains Fokontany est, pourtant, source d’attroupement dense, voir même d’échauffourée comme à Andavamamba-Anjezika, hier après-midi.

Les entreprises privées sont autorisées à continuer leurs activités alors que la circulation et l’accès à certains axes ont été interdits. La presse, une des entités réquisitionnées en ces temps exceptionnels en a, particulièrement, pâti, dans la nuit de mardi à mercredi.

L’autorisation exceptionnelle remise par le centre de commandent opérationnel n’a pas suffi à atténuer la rigidité des hommes au niveau des check-points. «Nous avons été obligés de durcir les mesures, mardi et mercredi, puisqu’il y a trop de laisser-aller. Certains ont même encore tenté des escapades en province malgré le confinement. Les choses devraient désormais rentrer dans l’ordre », explique le général Richard Rakoto­nirina, ministre de la Défense nationale.

Après cette reprise en main, les mesures indiquées par le chef de file de l’EMMO-NAT, s’applique de rigueur donc.

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