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Attaqués sur les réseaux sociaux – Les médecins plaident non coupables

Le docteur Eric Andrianasolo, président de l’Ordre National des Médecins.

Face aux accusations contre des  médecins, des personnels de santé qui alimente le débat sur les réseaux sociaux, l’ordre des médecins réplique. 

Face aux diverses accusations qui circulent sur les réseaux sociaux, l’Ordre des médecins apporte ses versions des faits. Depuis un certain temps, des vidéos, photos et publications sur les réseaux sociaux relatent des faits incriminant des médecins et des personnels de santé. Mauvaise qualité de service, mauvaise prise en charge entrainant le décès de patients, sont parmi les faits reprochés dans des publications sur les réseaux sociaux. C’est le cas récemment d’une vidéo de plusieurs artistes dénonçant la mauvaise prise en charge d’un artiste ayant eu pour conséquence son décès. Face à cela, l’ordre des médecins tente de mettre au clair cette situation : « Plusieurs étapes devraient être suivies pour diagnostiquer les malades et cela ne pourrait être déterminé extérieurement dans la plupart des cas (…). Seul le médecin pourrait savoir l’état du patient et les différents soins qui pourraient être administrés aux malades », souligne le Docteur Eric Andrianasolo, Président de l’Ordre National des Médecins, hier. Durant son intervention, il a souligné que « Les personnes qui reprochent les faits aux personnels de santé ne doivent pas divulguer les informations sans avoir vu les faits, ou même sans preuve des faits allégués. Nous incitons par contre aux familles à dénoncer les cas  auprès des responsables », explique le Docteur Eric Andrianasolo.

Plaintes

Une dizaine de plaintes sont engagées à l’encontre des personnels de santé actuellement dans toute la grande île. « Les médecins, les infirmiers, les sages-femmes sont concernées par ces plaintes. Le manque d’information et l’insuffisance de la communication entre patient et personnel de santé sont parmi les raisons », indique le Docteur Andrianasolo. L’erreur médicale n’est pas exclue des fautes professionnelles entrainant la poursuite d’un médecin, selon encore son explication. « Lorsqu’il y a emprisonnement d’un médecin, d’un infirmier ou autre personnel qui œuvre en matière de santé, l’erreur médicale n’est pas à exclure dans de nombreux cas », enchaine-t-il. La cause des plaintes pourrait être également, l’erreur médicale à la suite d’un exercice illégal de la médecine. Il a été souligné par l’ordre des médecins  des actions sont engagées pour traquer les auteurs d’exercice illégal de la médecine. « Un prétendu médecin avec un faux diplôme avait été récemment arrêté pour avoir fourni de faux document. Nous veillerons également à ce que le contrôle des diplômes des médecins soient rigoureux dans cette optique », explique le responsable.

 

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