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Terminale pétrolière à Toamasina – Abattus pour déroutage de carburant

Tombés nez-à-nez avec les forces de police, deux individus en train de récupérer du gasoil via un pipeline raccordé à un pipeline de produits pétroliers, ont été abattus.

xLes balles ont résonné aux abords de la logistique pétrolière, à Toamasina. Dans la nuit de mardi à mercredi, aux alentours de minuit, deux suspects ont été abattus, pour vandalisme de pipeline et vol de carburant. Un troisième, âgé d’une vingtaine d’années, a été, par contre, pris vivant. Un pistolet automatique, interdit aux civils, a été pris sur la bande.
De source policière, la boîte chargeur de l’arme de poing contenait trois cartouches, lorsque les hommes des Forces d’Intervention de la Police (FIP) à Toamasina, l’a ramassée. Ces scènes de film sont survenues lors d’une patrouille policière. Les pipelines cibles de vandalisme acheminent jusqu’aux imposants réservoirs de la terminale la cargaison des pétroliers amarrés au port.
«Un bateau était apparemment en train de vider ses cuves de produits pétroliers au moment des faits. Les trois individus avaient percé un pipeline pour y raccorder un tuyau, dont le bout est fermé à l’aide d’une vanne. Ils avaient déjà rempli quatre bidons, d’une capacité de 20 litres chacun, lorsqu’ils se sont heurtés à la patrouille pédestre », lance le commissaire Jules Rafaliarivo, commandant des FIP à Toamasina.

Ultime recours
Les membres de la bande sont âgés d’une vingtaine d’année. À la lumière des premières auditions, le rescapé de la fusillade serait un délinquant primaire, résidant dans les environs. Aucune pièce d’identité n’a été, retrouvée sur ses deux comparses tombés sous les balles de la police.
Les dépouilles de ces derniers ont été transportées à la morgue de l’hôpital de Toamasina.
«Une intervention sans casse. Tel est l’idéal. Celle d’avant-hier ne s’est pas,  déroulée ainsi du fait qu’on avait affaire à des individus armés. L’usage d’armes à feu est un ultime recours.  Bien que les suspects aient opposé de la résistance, nos hommes ont fait preuve de sang froid et de professionnalisme, en épargnant le troisième membre de la bande, même dans la confusion. Dans la pénombre totale, il n’était pas évident de deviner si c’est celui-ci était armé ou non», poursuit le commissaire Jules Rafaliarivo.
En 2013, trois pilleurs de pipeline ont déjà trouvé la mort pour de pareils actes. De connivence avec le gardien d’une entreprise de transit, les malfaiteurs ont installé un tuyau sur une conduite, pour  dérouter une partie de l’essence qui y coulait dans l’enceinte de la société. La bande avait déjà réussi à remplir plusieurs fûts, dissimulés dans un conteneur clos, lorsqu’ils ont trouvé la mort par suffocation aux molécules d’hydrocarbure.

Andry Manase

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