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Secteur extractif – L’or toujours exploité et commercialisé

La  filière  or  reste  très  problématique  et  pas Miangaly Ralitera sérieusement  résolue.

L’opacité de la filière aurifère a été expressément soulignée par les organisations de la société civile sur le secteur extractif. Elles ont fait part de leurs inquiétudes sur la gouvernance minière en général.

Alerte. « L’exportation de l’or a été suspendue depuis octobre 2020 mais l’exploitation et la commercialisation restent en vigueur dans tous les sites d’orpaillage. Cette situation exige plus d’éclaircissement notamment concernant le circuit emprunté par le flux d’or et la situation des réserves d’or de la Banque centrale », a souligné Clément Rabenandrasana, secrétaire exécutif de l’OSCIE. Vendredi encore, l’OSCIE, Organisation de la société civile sur les industries extractives, l’ARADIA, Plateforme des organisations de la société civile en collaboration avec la Cour des comptes, et l’entité « Publiez ce que vous payez» ont rencontré la Presse au siège de KMF/CNOE Behoririka.

Elles ont fait part de leurs préoccupations sur le secteur minier qui reste « négligé » en tous points. La filière or entre autres, s’embourbe alors que des actions concrètes sont aux abonnés absents. Ces organisations font part du constat de la recrudescence des trafics d’or depuis ces trois dernières années sans que des mesures strictes soient annoncées. 23, 5kg d’or ont été interceptés aux Seychelles le 12 octobre dernier, il y eut la saisie de 22, 5kg d’or à l’île Maurice en provenance de Madagascar en 2019, la tentative de contrebande de 15kg d’or à destination de Dubaï interceptée à Ivato en novembre 2020 et le gros lot de trafic illicite avec les 73, 5kg en décembre dernier.

Finances

« Les affaires de trafic de haut niveau sont souvent classées sans suite et il est très rare que les coupables soient punis» dénonce la société civile.

Un ménage d’orpailleurs dans les communes éloignées tire ses revenus journaliers de la vente de trois décigrammes d’or à des opérateurs, en moyenne. Les activités étaient au ralenti en 2020 et l’or se vendait très bon marché allant jusqu’à 30 000 ariary le gramme. Mais actuellement, le commerce reprend avec un prix qui n’est pas loin du prix de vente à Dubaï, soit 160 000 ariary le gramme auprès des orpailleurs.

Si l’on prend le cas de l’exportation d’or en une année de 700kg d’une société (qui a été indiquée comme défaillante dans le rapatriement de devises en janvier), il y a quelques 112 000 000 000 (cent douze milliards ariary) de flux financiers sur le circuit, rien que pour cette quantité d’or. Cette somme sert à payer ces orpailleurs et la chaîne d’exportation. Il n’y a pourtant pas qu’une seule société mais trente-et-une à exporter le métal jaune. « L’or est destiné principalement à l’exportation et où va-t-il alors depuis la suspension, car les activités d’orpaillage et de commercialisation continuent toujours également depuis octobre 2020. Où trouve-t-on tout cet argent ? » pose un membre de la société civile. Les saisies et les trafics interceptés ici et là ne sont qu’une petite partie de l’iceberg. Par ailleurs, la quantité réelle achetée par la Banque centrale est difficile à confirmer. Les derniers chiffres parlent de près de 1 tonne d’or en dix mois. Les rapports officiels de l’EITI entre 2016 et 2019 parlent de 3t par an d’or exporté. « La quantité d’or acheté par la Banque centrale devrait avoisiner ces 3t par an. Où sont donc passées les 2t », finit la source.

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