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Infrastructures – Les routes se raccourcissent

Des milliers de kilomètres de routes ne sont plus accessibles. Les infrastructures routières manquent d’entretien.

La longueur des routes a diminué de 26 000 kilomètres, en l’espace de quarante ans. Elles auraient mesuré 58 000 kilomètres de longueur, dans les années 70 et 80. Il ne nous resterait plus que 32 000 kilomètres actuellement, selon un technicien du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics. « Faute d’entretien, des routes deviennent inaccessibles », explique cette source. C’était lors de la clôture de l’atelier de consultations interrégionales sur la politique nationale de développement des infrastructures et équipements, appuyé par l’Organisation internationale du travail, et le Programme d’appui à la gestion de l’environnement de l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (Page/Giz) à Toamasina, jeudi dernier.
Parmi les exemples cités, des villages sont totalement enclavés car les infrastructures qui les relient à des villes sont complètement coupées. Mais encore, plusieurs portions de routes détruites.

La réfection de toutes les routes, et surtout, l’accessibilité de toutes les routes à Madagascar, pour faire en sorte que toutes les villes soient reliées directement et qu’aucune ne soit isolée, ont été proposées par les participants à cet atelier.

Coûteux

« Pour relier Andapa à Toamasina, par exemple, on ne devrait plus passer à Antsohihy. Ou encore, pour aller à Mahajanga, les véhicules qui partent d’Ambatondrazaka ne devront plus contourner Moramanga, Antananarivo. Cela engendre une grande perte », rapporte Gaby Florent Robert, consultant auprès du cabinet Teknolojia.

Ces propositions seraient faisables, selon des ingénieurs en travaux publics. « Bien sûr, il y a des chemins qui relient nos villes. Pour rejoindre Mahajanga en partant d’Ambatondrazaka, par exemple, on peut passer par Andilamena, Mandritsara, puis Tsaratanàna. Il suffit d’ouvrir ces routes », explique un technicien de la direction générale des Travaux publics.

Les routes de la concorde seraient déjà dans le programme de l’État. Ce serait le côté financier qui bloque la réalisation du programme. Un kilomètre de route coûterait 500 000 dollars. En attendant l’exécution du projet, l’entretien des infrastructures routières existantes, est fortement sollicité. « Tout un chacun a sa part de responsabilité. Aussi bien l’État, que la population », ajoute le responsable du ministère de l’Aménagement du territoire. L’implication de tous dans le développement des infrastructures, a été proposée pour être inscrite dans la politique nationale de développement des infrastructures et équipements malgaches.

2 commentaires

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  • Une autre piste, en ce qui concerne notre région ITASY, il faudrait trouver, sur le moyen terme une alternative aux sarety avec des roues en fer. Cela pourrait créer des formations professionnelles et des emplois. Toutes tentatives de maintenance ou création de routes, avant cette démarche seraient vaines. Sarety avec des pneus ou toutes autres systèmes. Des systèmes de locomotion ne nécessitant pas des carburants polluants…la liste est non exhaustive !

  • il ne sera pas possible de developper l’economie Malgache SANS UNE INFRASTRUCTURE ROUTIERE !! il ne sera pas possible d’attirer pour ne pas dire impossible d’attirer des investisseurs internationaux .

    La priorite au develloppement reste les acces routiers.