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Les hôpitaux des enfants fermés aux pestiférés

Certains hôpitaux ne recevront plus d’enfants pestiférés. L’arrivée d’une autre épidémie pourrait compliquer la prise en charge des malades.

Le ministère de la Santé publique revient sur sa décision de traitement des pestiférés dans les hôpitaux des enfants. Cette semaine, il a sorti une note de service selon laquelle, les centres hospitaliers universitaires (CHU) Mère-Enfant à Ambohimiandra et à Tsaralalàna, ne pourront plus accueillir des patients pestiférés. Les enfants victimes de la peste à Antananarivo vont être regroupés au service de pédiatrie du CHU Joseph Raseta Befelatanana. «La bronchiolite commence à gagner du terrain, actuellement. Il n’y a pas de grande différence entre les symptômes de la peste et ceux de la bronchiolite. Leurs victimes toussent. C’est justement pour éviter cet amalgame que cette décision a été prise », précise le professeur Yoël Rantomalala, directeur général des CHU au sein du ministère de la Santé publique, hier.
Fermeture
Depuis le début de cette semaine, tous les nouveaux cas d’enfants souffrant de la peste ont été expédiés à Befelatanana. Au CHU Ambohimiandra, une dizaine de cas sont encore sous traitements, jusqu’à hier.
Le responsable de cet hôpital a décidé de fermer pour quelques jours l’établissement pour désinfecter totalement l’enceinte. « Il nous faudra trois à quatre jours, avant la réouverture. Les lieux où ont été admis les pestiférés seront encore fermés dix à quinze jours», précise le Pr Lovaniaina Ravelomanana, directeur de l’établissement CHU mère-enfant à Ambohimiandra.
Cette décision aura certainement un impact sur la capacité d’accueil des pédiatries, notamment, dans les jours qui viennent. « Notre capacité d’accueil connaîtra une baisse conséquente. Sur nos trente trois lits, seulement dix à quinze seront disponibles dans les jours à venir. Le reste ne sera disponible que d’ici dix à quinze jours», enchaine ce professeur. Quant au service de pédiatrie à Befelatanana, il est bloqué aux pestiférés. Et à Tsaralalàna, des travaux de rénovation réduisent également la capacité d’accueil.
Miangaly Ralitera