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FESTIVAL DE FRIBOURG – Les cinéastes malgaches sollicités

Le Festival International de Films de Fribourg ou FIFF en Suisse prépare sa 32e édition pour 2018. Une autre opportunité pour les cinéastes malgaches.

L’inscription d’un court métrage est gratuite. Le festival accepte uniquement les films provenant d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Océanie ». Cette annonce figure dans les informations relatives à la 32e édition du Festival International de Films de Fribourg en Suisse ou FIFF qui se tiendra du 16 au 24 mars 2018. Les cinéastes et réalisateurs malgaches sont concernés par cet appel à soumettre leurs œuvres pour cet événement d’envergure internationale.
La sélection officielle se fera en deux compétitions : le long métrage et le court métrage. L’inscription à cette première catégorie coûte cinquante dollars. Depuis l’existence des  Rencontres du Film Court  à Madagascar ou RFC, presque douze ans actuellement, le monde du septième art malgache ne cesse de s’améliorer sur tous les niveaux. Il est temps de s’ouvrir à d’autres horizons.  Charles Granjean, une personne rattachée au FIFF, a été l’un des invités de marque lors de la dernière édition des RFC au mois d’avril, pendant laquelle il a pu constater « l’œil photographique » chez certains réalisateurs malgaches. Qui sait si le trophée « Regard d’or 2018» reviendra à un Malgache. Les intéressés sont priés de consulter le lien  HYPERLINK https://www.fiff.ch/fr/call-entries pour plus d’informations.
En mettre plein la vue
Promouvoir des films de qualité provenant d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine afin d’assurer la diversité cinématographique et culturelle en Suisse et en Europe, telle est la vocation première du FIFF.
Ce festival a été fondé en 1980, et l’UNESCO lui décerne le « Label de la Décennie Mondiale du Développement Culturel » treize ans plus tard. Le FIFF sort du cadre du cinéma occidental en invitant les œuvres du septième art d’autres continents dans le but de proposer un autre regard sur les réalités sociales et culturelles du monde. Environ cent-cinquante films issus d’une cinquantaine de pays participent annuellement à ce festival. Nombreux cinéastes seront présents pour défendre leurs projets lors des compétitions. Une belle opportunité aux différentes rencontres que propose cet événement.
Le FIFF programme un cinéma  d’invention et de poésie comme expression d’une liberté conquise, des fois à un prix fort. « En sortant des repères et des écritures du cinéma occidental, ces films demandent aux spectateurs, une disposition à être troublés par des images, des histoires et des idées qui peuvent être non conformes au le public suisse. Dans ce domaine,  le FIFF est l’événement de référence en Suisse et bénéficie d’une bonne renommée sur le plan international », laisse entendre Thierry Jobin, le directeur artistique du FIFF.
Force est de constater qu’en matière d’histoires troublantes à mettre en images, la Grande île a de quoi en mettre plein la vue, actuellement. Il faut juste trouver le bon angle pour ne pas tenir l’image de Madagascar pas très luisante.

Ricky Ramanan