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Malnutrition – Des personnes meurent intoxiquées à Ikongo

Les  habitants  d’Ikongo  lancent  un  appel  de  détresse.

Les cyclones Batsirai et Emnati ont aggravé l’insécurité alimentaire au Sud-Est. Ikongo réclame une aide humanitaire.

Plusieurs vies humaines menacées dans le Sud-Est. Chernont Manankavaly, assistant parlementaire du député élu à Ikongo, lance des messages de détresse.

« Sauvez Ikongo. La population meurt de faim ! », lance-t-il, joint au téléphone, hier. Plusieurs personnes seraient décédées, à cause de l’insécurité alimentaire qui sévit dans ce district, depuis le passage des cyclones Batsirai et Emnati, au mois de février.

« Une hausse du nombre de décès est remarquée au niveau des fokontany. Nous attendons des preuves des chefs de fokontany pour confirmer le lien entre ces décès et la famine qui sévit. Ce qui est déjà confirmé, c’est le décès d’une femme dans la commune d’Ifanarea, la semaine passée et celui de trois enfants vi van t dan s la commun e d’Ikalafotsy, dont deux ont succombé vendredi. Ils ont consommé des plantes toxiques », rapporte Chernont Manankavaly.

Les dégâts des cyclones sur les plantations sont importants à Ikongo. Les champs de rizières et de manioc ont été ravagés. Les villageois n’ont plus de quoi manger.

Ils se rabattent sur ce qu’ils trouvent pour survivre. Beaucoup mangent des plantes impropres à la consommation, comme le « viha », une plante sauvage qui pousse dans les marais, et le «veoveo», une espèce d’igname sauvage, qui peuvent être toxiques, si on ne sait pas les préparer; ou encore du palmier, du « fontsy », du « pikopiko ».

« Les deux enfants décédés à Ikalafotsy ont cuit du « viha », alors que leur mère était absente. Ils ne savaient pas le préparer convenablement. La plante s’est transformée en quelque chose de toxique. C’est ce qui a provoqué leur mort », enchaine notre source.

Insécurité alimentaire

À Ikongo, 75% de la population seraient touchés par l’insécurité alimentaire. « Il y a du riz au marché, mais cela coûte trop cher. 800 ariary à 900 ariary, la mesure. Les ménages n’ont pas ce moyen », indique le maire de la commune de Tanakambana. Cette situation pourrait perdurer jusqu’à la fin de l’année.

« C’est maintenant que les activités agricoles redémarrent. Nous devrons encore attendre trois ou quatre mois pour les récoltes », rajoute ce maire.

Pour survivre pendant cette longue période de soudure, les habitants d’Ikongo font appel à une aide humanitaire.

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  • Voici la vie pharisaïque que nous menons. Un continent se meurt sous nos yeux et nous sommes ici, debout ou agenouillés, à boire du café devant un plateau en argent alosrs qu’au bout de la rue des enfants crèvent de faim, des malades meurent et des politiciens pourris ruinent le pays qu’ils ont manipulé pour se faire élire. – John Le Carré – la constance du jardinier