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Opposition – Deux leaders du parti TIM interpellés

L’arrestation  du  coordonnateur  du  TIM  samedi  à  Behoririka.

Autorisée, non autorisée. Voilà le point de débat sur le meeting politique que la plateforme d’opposition RMDM, comptait tenir sur la place du Magro, à Behoririka, samedi. Une intention qui s’est heurtée à un rideau de fer dressé par les Forces de défense et de sécurité (FDS).

Les hostilités ont démarré à 10 heures. Elles se sont soldées par l’interpellation de Ny Riana Randriamasinoro, secrétaire général du parti «Tiako i Madagasikara» (TIM), et Jean Claude Rakotonirina, coordonnateur national du parti d’opposition. Les éléments des FDS étaient sur terrain depuis tôt le matin afin de quadriller la zone. Face à la presse, le colonel Jocelyn Randrianarijaona, commandant de la Circonscription inter-régionale de la gendarmerie nationale d’Antananarivo (CIRGN), affirme que «cette manifestation est interdite selon les documents qui nous ont été remis par la préfecture de police».

En face, les leaders du RMDM affirment qu’ils ont reçu l’autorisation de la préfecture de police d’Antananarivo pour tenir le meeting au Magro Behoririka. «Nous avons appelé le préfet. Il nous a donné l’autorisation. À la radio et à la télévision, le préfet a également dit que nous pouvons tenir notre meeting, mais que nous ne devions pas sortir de la zone du Magro», vocifère Alain Andriamiseza, une des figures de la plateforme RMDM, face à un rideau de sécurité dressé par les forces de l’ordre.

“Arrestation arbitraire”

Après plusieurs minutes de vocifération et une tentative de tenir un sit-in à l’entrée de la ruelle menant vers les grilles du Magro Behoririka, un groupe d’éléments des FDS a fait une percée dans les rangs des manifestants et procédé à l’arrestation du secrétaire général et du coordonnateur national du parti TIM. Ils ont ensuite été conduits au siège de la section de recherche de la gendarmerie nationale, à Fiadanana, «pour enquête», selon les explications.

À s’en tenir à ce qui a été dit dans les rangs des leaders du RMDM, une décision de libérer les deux hommes politiques a été décidée après un échange téléphonique avec le préfet d’Antananarivo, en milieu de journée. Le secrétaire général du parti d’opposition aurait toutefois refusé de sortir avant que son avocat n’arrive à Fiadanana. Une fois libérés, les deux hommes politiques ont fait une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, aux côtés de Marc Ravalomanana, ancien président de la République, et président national du TIM.

Le chef de file du parti d’opposition crie «à une dérive dictatoriale». Ayant pris la parole après son leader, Jean Claude Rakotonirina qualifie son interpellation «d’arrestation arbitraire”. Il ajoute, «il s’agit d’un endroit clôturé et privé. Une demande d’autorisation ne devrait même pas être nécessaire. (…) Participer à l’animation de la vie politique est, par ailleurs, le rôle des partis politiques et c’est ce que nous avions voulu faire au Magro». Pour Ny Riana Randriamasinoro, «nous étions ciblés, puisque je ne vois pas pourquoi nous aurions dû être arrêtés. Nous n’étions même pas en première ligne».

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