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Vol de lingots – L’or a été remplacé par d’objets métalliques

Herindrainy  Olivier  Rakotomalala,  ministre  des  Mines et  des  ressources  stratégiques.

Le ministre des Mines et des ressources stratégiques a fait une déclaration à la presse, hier. Une sortie sur fond de la disparition de lingots d’or dans les locaux de son département.

L’AFFAIRE est entre les mains de la Justice. C’est la seule ré­ponse apportée par Herindrainy Olivier Rakotomalala, ministre des Mines et des ressources stratégiques, au sujet de l’or qui a disparu des coffres de la direction générale des mines.

Le ministre Rakotomalala a convié la presse à son bureau, à Ampandrianomby, hier, pour faire une déclaration. Une sortie médiatique pour marquer ses cent jours à la tête du département des Mines et des ressources stratégiques. Un événement sur lequel a, toutefois, plané l’ombre de la disparition d’un peu moins de 36,5 kilos d’or qui ont été gardés dans un coffre qui se trouve dans les bureaux de la direction générale des mines. Une information publiée par un quotidien de la capitale, jeudi.

Il est probable, justement, que cette affaire de disparition d’or ait déclenché la prise de parole du membre du gouvernement. Ceci bien qu’il ait essayé d’atténuer son importance en soulevant plusieurs autres sujets relatifs à cent premiers jours d’exercice. Au final, le ministre Rakotomalala n’a accordé que cinq minutes, sur la trentaine qu’a duré sa déclaration à ce dossier. Le fait qu’il s’agissait d’un monologue, sans possibilité pour les journalistes de poser des questions lui a quelque peu facilité la tâche.

Des questions sans réponse

Le ministre des Mines et des ressources stratégiques a, visiblement, voulu éviter de s’embourber dans cette affaire délicate qui scandalise l’opinion publique. L’idée qu’ une quantité aussi importante d’or soit gardée dans un coffre à la direction générale des Mines, mais surtout, qu’elle ait disparu passe mal, en effet.

Herindrainy Olivier Rakotomalala a, néanmoins, donné quelques points de repère sur la découverte de la disparition de l’or. À l’entendre, tout a démarré après la passation de service entre le directeur général des mines qu’il a désigné le 13 avril 2022, et son prédécesseur nommé en 2020. La date de cette passa­tion n’a pas été précisée, cependant. Dans sa narration, le ministre ajoute que “la procédure normale, au nom de la transparence, est de faire un inventaire de ce que contient le coffre avant de faire la passa­tion de la clé”.

Cet inventaire a donc été fait le 1er juin 2022, en présence d’un huissier de justice. “Là, il a été constaté qu’il y a eu une anomalie”, indique le membre du gouvernement. Le contenu du coffre, constaté par l’huissier de justice et les personnes présentes, ne corres­pondait pas avec ce qui a été déclaré dans les dossiers de passation, ajoute-t-il. Au lieu des quelque 36,5 kilos d’or, il y avait un peu plus de 24,5 kilos d’objets métalliques. “J’en ai avisé mes supérieurs hiérarchiques et les différents responsables ont pris des mesures, chacun à leur niveau”, rapporte Herindrainy Olivier Rakotomalala.

L’enquête et la procédure judiciaire ont ainsi été déclenchées par une plainte déposée par la Direction de la législation et du contentieux (DLC), au niveau de la primature. Cette entité représente l’Etat lorsqu’il a affaire au niveau de la Justice. Ce qui pourrait indiquer que la plainte a été déposée au nom de l’Etat. Le ministre des Mines n’a, cependant, pas pipé mot sur le nombre ou la qualité des personnes happées dans cette affaire de disparition d’or. Les informations indiquent qu’il y a une dizaine d’accusés, dont “un ancien directeur général des mines”. Des indiscrétions confient que l’enquête sur cette affaire est menée par la police économique. Le dossier a déjà été transmis à la Justice, comme il a été con­firmé, hier. C’est le parquet du Tribunal de première instance (TPI) d’Antanana­rivo, à Anosy, qui est conduit à l’instruction.

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