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Incendie aux 64ha – Les sinistrés lancent un appel de détresse

Manana  Razafindratsoa  (la  femme  enceinte)  et  sa famille  sur  le  lieu  d’hébergement.

Un lourd bilan après l’incendie de mardi soir. Plus de mille sinistrés ont été enregistrés.

Après le terrible incendie dans le fokontany 67ha. Le terrain est laissé à l’abandon et les débris ont envahi le lieu du drame. On note plus de mille personnes sinistrées. Tel est le lourd bilan de l’énorme incendie qui s’est passé avant-hier. On déplore plus de quatre cent treize maisons, dont la plupart des cases en bois maisons qui ont disparu sous le feu. Les sinistrés lancent un appel de détresse face à leur situation.

Comme Manana Razafindratsoa, une femme enceinte qui va d’ici peu accoucher. « Le feu a tout emporté, on n’a plus rien. Les fournitures pour l’accouchement et les vêtements pour le bébé ont été réduits en cendres en quelques minutes », témoigne-t-elle en larmes. Sa famille et elle n’ont plus aucun vêtement à porter, même durant la nuit où il fait froid.

Avec sa famille, elle entendait le cri des voisins mais il était trop tard pour sauver les affaires dans la maison. « Cela fait trois fois que le quartier a été frappé par un violent incendie comme celui-ci. Lorsque le feu s’est étendu d’une maison à une autre, on n’a pu secourir que les enfants restés dans les maisons. De plus, notre maison est difficile d’accès », explique Patrick, une des victimes.

Pour certaines familles, les papiers administratifs ont été également réduits en cendres. « Les copies, les cartes d’identité nationales ont été anéanties par le feu. On a peur de ce qui peut arriver après, surtout pour notre enfant », indique une mère de famille.

Appui

Les familles ont été provisoirement installées au niveau du terrain de football du Havana 67ha. Des tentes ont été montées pour servir d’abri pour les sinistrés durant un certain temps. L’installation a été mise au point dans l’après-midi.

« Les mille familles victimes ont été installées au niveau de l’EPP 67ha, mais comme les salles devront être utilisées par les élèves en classe d’examen, les sinistrés ont été de suite transférés sur cet emplacement. Ces familles seront hébergées ici pour une durée de 15 jours », indique le Directeur général du BNGRC, le Général Elak Olivier Andriakaja.

Des sacs de riz, des vivres, des huiles pour cuissons, des vêtements chauds et des couvertures ont été donnés en réponses aux difficultés des sinistrés. En plus des vivres, la procédure pour les documents administratifs a été évoquée durant la descente du BNGRC sur place.

Des maisons en dur devraient être construites pour éviter que le drame ne se reproduise encore dans les quartiers touchés.