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Santé publique – La poliomyélite éliminée à Madagascar

La commission régionale de certification pour la région Afrique a déclaré, officiellement, Madagascar pays libéré de la poliomyélite.

Victoire. Le virus de la poliomyélite a cessé de circuler sur le sol malgache. Madagascar vient d’être certifié « free polio », par la commission régionale de certification pour la région Afrique (CRCA) à Abuja Nigeria, le 21 juin, lors de laquelle une délégation malgache présidée par la professeure Noëline Ravelomanana, pédiatre, a présenté avec « brio », le document du pays.

Il faut dire que les multiples efforts entrepris depuis 2014 ont apporté leurs fruits. Il s’agit, entre autres, de la mise en œuvre de treize campagnes de vaccination anti-poliomyélite, de la recherche active des cas de paralysie flasque aiguë. Depuis, la couverture vaccinale est de plus en plus décente et acceptable, malgré les multiples refus, avec un taux moyen national de 90%. Par ailleurs, aucun cas de poliomyélite sauvage n’a été déclaré, depuis 1997, et de virus dérivé de poliovirus (VDPV) type 1, après les onze cas notifiés entre octobre 2014 et juin 2015.

Tous les cas de paralysie flasque analysés à l’Institut Pasteur de Madagascar, depuis, ont été négatifs à la poliomyélite. «Ce résultat n’a pu être obtenu sans l’engagement du chef de l’État », a déclaré la représentante résidente de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Madagascar, la professeure Charlotte Ndiaye, dans son discours au palais de l’État à Iavoloha, hier, lors de la célébration officielle de ce label. «L’amélioration de la santé publique est une priorité de l’État », a souligné Hery Rajaonarimampianina,
président de la République.

Retirer
Tout n’est pas encore gagné pour Madagascar. « Ce label peut nous être retiré à tout moment, à défaut de persévérance. Nous devrons poursuivre nos efforts. Le virus peut encore être importé des pays étrangers comme dans certains pays africains où le virus continue à circuler», précise le professeur Yoël Harinirina Rantomalala, ministre de la Santé publique. Le virus de cette maladie invalidante continue à circuler en Afghanistan, au Pakistan, au Nigeria, à la Syrie et à la République démocratique de Congo.
Des porteurs de virus peuvent débarquer sur l’île sans symptômes et propager le virus, avec les vols internationaux qui relient Madagascar avec l’Afrique.
De ce fait, une stratégie taillée sur mesure sera appliquée sur le territoire. La vaccination sera renforcée, la surveillance des cas de paralysie flasque aigüe sera maintenue. La grande île se prépare aussi à la riposte en cas d’épidémie. Deux campagnes de vaccination par an devraient aussi s’effectuer. La représentante de l’OMS a, en outre, demandé au chef d’État, le décret d’application de la loi sur la vaccination pour améliorer la vaccination à Madagascar, mais également, son appui dans la mise en œuvre des vaccinations dans les zones non enclavées et non sécurisées. «Ce sont dans ces poches que peuvent survenir des surprises », indique-t-elle. Le chemin est encore long pour l’éradication de ce fléau au niveau mondial.

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