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Coronavirus – Branle-bas de combat à Toamasina

Les  porteurs  du  coronavirus  sont  traités  au  Centre Hospitalier Universitaire  Morafeno  Toamasina.

L’État renforce le dispositif sanitaire à Toamasina. Des responsables locaux font également les frais du coronavirus dans la région Antsinanana.

Renforcer la ligne de front contre le coronavirus à Toama­sina. C’est la décision prise durant un conseil des ministres qui s’est tenu au palais d’État d’Ambohitsorohitra, hier. La ville de Toamasina concentre, depuis plusieurs jours, le plus grand nombre des personnes testées positives à la Covid-19. Le bilan présenté par la professeure Hanta Marie Danielle Vololontiana, hier, par exemple, fait état de trente-neuf nouveaux cas de contamination confirmés, dont vingt sont localisés dans la capitale de la région Atsinanana. Aussi, stopper l’hémorragie, le conseil des ministres a décidé de renforcer le dispositif sur place.

Une brigade spéciale sera ainsi dépêchée à Toamasina, pour prêter main forte aux médecins et personnel soignants. Un laboratoire y sera, également, installé pour augmenter le nombre des dépistages. L’objectif est que la cadence des tests suive celle du « contact tracing ». Le matériel médical sera, également, renforcé. Quatre ambulances seront mobilisées et des lots d’équipements de protection individuelle et de gels hydroalcooliques seront envoyés à Toamasina.

Le communiqué de presse du conseil des ministres rapporte, également, que les réserves de Covid-Organics, pour la capitale de la région Antsinanana seront renflouées. L’État compte, par ailleurs, augmenter le nombre des lieux dédiés aux soins des patients atteints du coronavirus, à Toamasina. L’un des points soulignés dans le rapport du conseil des ministres est l’intransigeance dans l’application des mesures sanitaires en vigueur.

Stade 2 ?

Comme l’a fustigé Andry Rajoelina, président de la République, durant un déplacement sur place, le 7 mai, le non-respect des mesures sanitaires est en train de faire de Toamasina, l’épicentre de l’épidémie. Le Chef de l’État, ce jour là, a également, pointé du doigt le laxisme des responsables locaux. Le conseil des ministres d’hier, justement, a procédé à quelques remplacements dans l’effectif des autorités locales de Toamasina.

Un nouveau directeur régional de la santé publique a été ainsi nommé, pour reprendre la main sur la propagation de la Covid-19, à Toamasina. Il s’agit du docteur Célestine Vavy Razafiari­soa. Le conseil des ministres a , également, nommé un nouveau préfet pour la ville du grand port, en la personne de Jean Jugus Razafiarison. Le décret de nomination du secrétaire général de la région Atsina­nana, est du reste, abrogé.

Depuis les premiers cas positifs dépistés dans le pays, la propagation du virus à Toamasina, en particulier, porte à près de cinq-cents trente le nombre de personnes contaminées à la Covid-19. Au regard de la situation, Madagascar s’achemine vers le stade 2 du niveau de propagation du coronavirus. S’il n’y est déjà. Dans un de ses discours à la nation, en mars, le Président de la République avait en effet déclaré que le stade 2 est atteint lorsque le nombre de personnes contaminées se trouve entre trois-cent et cinq-cents.

Les responsables de la santé publique contactée refusent de se prononcer sur le niveau de contamination dans lequel se trouve la Grande île. « Laissons au Président de la République, la prérogative d’en parler », s’accordent-ils à répondre. Le stade 2 du niveau de contamination implique, par ailleurs, un certain nombre de décès. Avec deux morts au compteur, Madagascar est très loin des standards requis. Le pays compte, du reste, un taux relativement élevé de guérison.

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