Trafic de drogue - De l’héroïne transformée en poudre ordinaire


Jeudi, les deux différents appareils servant à contre-vérifier vingt-et-un kilos d’héroïne à détruire devant le pole anti-corruption ont répondu négatif. Incertitude, selon le pole anti-corruption (PAC), hier. Il a soulevé l’imbroglio demeurant autour du contre-test des vingt et un kilos et quatre vingt treize grammes d’héroïne effectué jeudi. « Ces drogues ont été gardées à la douane depuis leur saisie. Le jour de leur destruction a été fixé jeudi, en présence des hommes du PAC. Nous avons donc demandé aux douaniers qu’une contre-vérification soit d’abord faite. Après test, l’appareil ne reconnaît pas l’héroïne », décrit-il. En fait, la substance a été substituée à du lait en poudre. En poursuivant l’expertise cette fois avec un autre appareil, les stupéfiants étaient toujours inconnus. Ils seraient déjà remplacés par d’autres produits qui restent jusqu’ici en cours d’étude, selon les explications reçues. Du coup, le PAC a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire par rapport à cette intrigue. Il a ajourné la destruction. De son côté, la douane assume, selon son service de communication, la fiabilité du stockage de ces drogues mises sous scellées et gardées chez elle depuis tout ce temps. « Nous ne déclencherons pas d’enquête. Nous attendons ce que décide le PAC. De plus, le scellage de ces kilos d’héroïne repartis en paquet a été prouvé. Il était encore été intact avant cette expérimentation », souligne-t-il. Intercepté à l’aéroport « Ces substances ont toujours été sous la surveillance des agents de notre brigade, que ce soit durant leur transport ou, leur vérification », poursuit-il. Un technicien de la douane suppose en revanche que l’appareil ignorerait la nature de la drogue si elle est longuement conservée dans un endroit. D’après lui, cette transformation progressive pourrait également dépendre du milieu et des conditions de son stockage. En revenant aux faits, cette vingtaine de kilos d’héroïne a été décelée sur deux Béninois le 19 octobre 2018, à l’aéroport international d’Ivato. Ces Africains l’ont cachée dans la doublure de leur valise. L’un a été intercepté lors de son passage au scan, tandis que l’autre a été trahi par son allure suspecte. Sur le coup, les experts de la douane ont été appelés à examiner les paquets de poudre blanche et l’on s’est rendu compte qu’il s’agissait, bel et bien, de l’héroïne.  
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