Social

Document administratif biométrique – Permis de conduire et carte grise redelivrés

Les nouveaux permis de conduire biométrique présentés, hier.

La délivrance des permis de conduire et carte grise reprend. L’État travaille avec un prestataire qui fabrique « des imprimés suivant les normes internationales ».

Sept mois après le scandale du permis de conduire et de la carte grise biométriques « invalides », ainsi que la suspension de la délivrance de ces paperasses, les centres d’immatriculation reprennent leurs cours. « Le permis de conduire et la carte grise qui suivent les normes internationales sont mis en circuit à partir d’aujourd’hui. Tous les centres des six provinces vont pouvoir délivrer ces papiers qui sont reconnus et réguliers au niveau international », déclare le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Tianarivelo Razafimahefa. C’était au Centre d’immatriculation à Ambohidahy, hier, lors du lancement des nouveaux permis de conduire et carte grise biométriques.

Les détenteurs de ces paperasses « invalides » doivent encore circuler avec, pendant un certain temps. Ils devront attendre janvier 2020 pour les remplacer
« gratuitement ». En ce début, les portes des centres d’immatriculation ne sont ouvertes que pour les personnes qui n’ont pas encore reçu leur document, mais qui ont déjà versé le droit et ont obtenu un reçu et une quittance, mais aussi, pour les nouvelles demandes de permis de conduire. Les droits n’ont pas changé. 38 000 ariary pour la délivrance du permis de conduire et 74 300 ariary pour ceux de la carte grise. Les procédures ont été, par contre, allégées. « Si les dossiers sont complets, la délivrance de ces documents se fait en seulement une heure », rassure le ministre.

De nouveaux centres
Cette nouvelle crée de vives réactions. « L’État doit bien analyser les choses avant de prendre une quelconque décision. L’année prochaine, on va encore annoncer que ce sont des faux et que les vrais vont arriver », lance Herimihaja Andrianantenaina, un transporteur. D’autres abandonnent l’idée de changer leurs papiers. « Je ne veux plus refaire la queue à Ambohi­dahy. La dernière fois, j’y étais à 2 heures du matin et je suis rentré bredouille, car les imprimés ont été épuisés, paraît-il. J’ai dû refaire la queue pour avoir le document. Je vais circuler avec ce que l’État m’a délivré », affirme Ihony Raveloson, un conducteur.
Dieu Donné Razafindra­zaka, le directeur général de Hephalu Mada, le prestataire qui travaille avec l’État malgache pour la délivrance de ces documents administratifs, indique que ces permis de conduire sont conformes à l’ISO IEC 18013/2018. « Il y a une puce à l’intérieur du permis. Toutes les coordonnées du titulaire sont inscrites sur cette puce. Il y a aussi un code barre laser. Tous les agents de police qui connaissent les permis de conduire internationaux n’ont pas besoin d’un appareil pour vérifier leur validité », explique-t-il. Tianarivelo Razafimahefa a annoncé, en outre, que vingt-quatre nouveaux centres d’immatriculation seront créés, dont un dans le district d’Atsimondrano, pour éviter les longues files.

 

1 commentaire

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter