A la une Social

Marché d’Andravoahangy – La vente de cache-bouche marche fort

Victorine  Fanantenasoa  pense  continuer  cette  activité.

Deuxième jour de confinement, la confection de masques en tissus constitue une activité à part entière.

Les masques en tissu se vendent comme des petits pains presque dans tous les marchés où il y a des petits ateliers de confection. C’est le cas à Andravoahangy. « On a encore confectionné plusieurs masques en tissus aujourd’hui pour pouvoir en vendre à ceux qui n’ont pas pu acheter un cache-bouche », se réjouit Vony Fanja, une vendeuse de cache bouche à Andravoahangy. D’après elle, hier, plus de quatre vingt cache-bouche sont produits par Vony Fanja et sa petite famille.

Une activité qu’elle fait depuis que des cas de coronavirus ont été confirmés dans le pays. Vendu à 1500 ariary la pièce, le prix a diminué le deuxième jour, selon Vony Fanja. « Depuis samedi, nous confectionnons plus d’une centaine de pièces de masques en tissu. En fin de matinée, il n’en reste plus que deux ou trois non vendus », indique Vony Fanja. Pour cette mère de famille, cette activité constitue une bonne affaire sachant que la plupart des gens n’ont pas pu obtenir un cache bouche à la pharmacie. « On a pu tirer des bénéfices durant ces quelques jours. On essaie de varier le prix de 1500 à 1000 ariary, pour ceux qui n’ont pas d’argent », enchaîne-t-elle.

Diminution des achats

Depuis samedi, les cache bouche se vendent dans chaque coin de la rue. On peut en apercevoir de toutes les couleurs et de toutes les formes. « J’en ai vendu plus de quatre-vingt hier (ndlr : avant-hier). Malheureusement, le nombre de clients a diminué par rapport à celui du samedi et dimanche. Aujourd’hui, je n’ai vendu qu’une cinquantaine de pièces», constate Victorine Fanantenasoa. Pour cette couturière, le masque de protection est le seul article que les clients commandent en ces temps difficiles.

«Dans la majeure partie des cas, je ne reçois plus d’autres commandes. Puisque la plupart de mes clients sortent moins de chez eux. En moyenne les clients prennent entre quatre à dix articles par jour », conclut-elle. Dans le marché artisanal d’Andravoahangy, les marchands de tissu en détail rentrent chez eux dès la fin de la matinée.