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Face à la crise sanitaire – Un plan d’urgence social en vigueur

Des vivres seront distribués à chaque ménage dont le revenu est suspendu à cause du confinement.

Le Président de la République annonce la mise en application d’un plan d’urgence social. Une somme de 10 milliards d’ariary sera décaissée.

I l s’agit d’atténuer les conséquences directes du confinement. C’est ainsi que Andry Rajoelina, président de la République, explique l’opportunité du plan d’urgence social qu’il a exposé, hier, sur le plateau de la télévision nationale.

L’État déploie ainsi, des mesures pour faire face aux conséquences sociales de la crise épidémiologique qu’est le coronavirus. Le plan soutenu par le Chef de l’Etat, hier, concerne surtout les ménages essuyant de plein fouet le choc du confinement. Il cite, notamment, les chauffeurs de taxi et de « Taxibe», les receveurs, les lavandières, les marchands de rue, les crieurs de journaux et les prostituées.

Des vivres seront ainsi, distribués quotidiennement à chaque ménage dont le revenu est suspendu à cause du confinement, « à partir de jeudi ». Elles seront identifiées par l’intermédiaire des associations professionnelles dont elles font partie. Ce qui implique des questionnements sur le cas des non-affiliés. Quoi qu’il en soit, les maires et les représentants de l’État seront mis à contribution dans le recensement des personnes concernées par cette aide étatique.

Andry Rajoelina parle, également, d’une prise en charge particulière pour les personnes âgées. Un soutien étatique sera, aussi, destiné aux sans abris, en appui aux actions de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA).

Suspension du paiement de facture

« Le rôle de l’Etat est de protéger et de prendre soin de la population », plaide le Président. Il indique ainsi, que la première partie de son plan d’urgence social prévoit le décaissement de 10 milliards d’ariary. Financé par le Fonds d’intervention pour le développement (FID), les 10 milliards d’ariary devront être distribués « directement », aux ménages frontalement touchés par le confinement. Le Chef de l’Etat indique, néanmoins, « nous sommes encore en train d’identifier ceux qui vont en bénéficier ». À s’en tenir aux explications présidentielles, la manière dont cet appui financier sera dispatché serait également, encore à l’étude. L’utilisation du « mobile money», semble être envisagée.

En réaction à l’annonce présidentielle d’hier, des chargés de cours dans les écoles privées lancent un cri de détresse. Ils affirment subir, également, les conséquences du confinement. « Nous sommes payés à l’heure », confie un en enseignant d’histoire et géographie. Outre les mesures spécifiques, le plan d’urgence social présenté, hier, comprend des décisions d’ordre général. Le paiement des factures en eau et électricité de ce mois, est ainsi, suspendu.

Des discussions seraient en cours avec la Jirama, pour étudier la manière de compenser la suspension du règlement des factures. Le Chef de l’État avance une possibilité d’échelonner les paiements sur plusieurs mois. Pareillement, pour les échéances bancaires. L’implication de l’État dans la fourniture des Produits de première nécessité (PPN), a également, été évoquée par le président Rajoelina, hier.

Selon les explications présidentielles, tout grossiste ou épicerie à court de marchandises pourront contacter les députés de leur district. Ceux ci vont alors procéder directement à l’approvisionnement à partir d’une banque de PPN gérée par l’État. Le Président de la République, a conclu son intervention d’hier, sur une note rassurante autant sur la propagation du Covid 19, que sur les réserves essentielles et stratégiques du pays.

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