Régions

Diana – Une cellule de crise mise en place

Antsiranana vit aussi à l’heure de la lutte contre le coronavirus avec l’instauration d’une cellule de crise.

C’est le combat réel contre la propagation du coronavirus. L’état d’urgence sanitaire de quinze jours sur tout le territoire national a déjà pris effet dans le Nord, malgré les divergences sur l’interprétation de son contenu.

Afin de renforcer davantage les mesures préventives déjà prises, le Comité régional de vigilance pour la lutte contre le coronavirus, regroupant des dirigeants politico-administratifs de la Diana, a décidé de mettre en place une structure appelée « Cellule de crise » ou « Centre opérationnel ». Cette fois, les désignés, les élus, les chefs militaires, les politiciens, les techniciens, et les médias ont laissé de côté les querelles politiques et se sont rassemblés autour d’une table dans la grande salle de la Résidence de la région, Place Kabary, pour unir leurs forces.

Co-présidée par le Préfet et le chef de région qui travailleront de concert avec les forces de l’ordre, cette cellule s’installera dans la grande salle de la Résidence et sera en service 24 heures sur 24. Elle sera mobilisée en permanence et en relation directe avec le Centre de commandement opérationnel d’Ivato via internet.

Selon les explications du général de brigade Hiary Lala Rasolofomanana, commandant de la région militaire numéro 7, le Centre opérationnel a pour objectif de suivre en permanence l’évolution de la situation. Il sera composé de techniciens, répartis dans sept sous-cellules, qui seront collés à leurs écrans d’ordinateurs et ne s’éloigneront pas de leurs téléphones.

« Pour éviter le genre de discussions stériles, la mission de la cellule de crise consiste à coordonner les actions avec les services de l’État et de santé », a-t-il expliqué.

Les membres du comité de vigilance dirigé par le chef de région, Malaza Ramanamahafahay, ont effectué, jusqu’à la fin de la matinée d’hier une visite inopinée des différents marchés de la ville, surtout dans les grandes surfaces et les marchés du khat. Ils ont mené une campagne de sensibilisation et de prévention.

Le comité de vigilance a identifié et localisé huit personnes sur les neuf passagers en provenant de la France. Ils étaient à bord du vol Air France du 17 au 19 mars dernier, dont une personne reste introuvable jusqu’ici. Certains d’entre­ eux sont en confinement chez eux, tandis que tard dans la soirée d’hier, une personne est hébergée dans un hôtel choisi comme lieu de mise en quarantaine.

En outre, toutes les réunions publiques et rassemblements sont interdits à Antsiranana. Désormais, les bars, les karaokés et les discothèques sont fermés, et un couvre-feu sera instauré incessamment.