Economie

Consommation – Les riz locaux disparaissent des étals

Les « makalioka », « vary gasy » et « tsipala » ne sont plus présents sur les étalages des épiceries. D’après un gérant d’épicerie, les grossistes ne vendent plus que des riz importés depuis samedi. « Le riz local est épuisé sur le marché. Il ne reste plus que le stock et le riz de luxe. Heureusement que nous nous sommes immédiatement rendus chez notre grossiste habituel samedi mais il nous a fallu hausser le ton pour avoir cinq sacs de riz. En arrivant à l’épicerie, bon nombre de personnes ont acheté principalement du riz, nous avons décidé de fermer depuis lundi. Certaines personnes ont profité pour ramasser plusieurs sacs de riz chez les grossistes sans penser aux autres », explique Andry, épicier à Besarety.

Un épicier d’Andavamamba raconte qu’il est impossible de vendre le riz local à 1 800 ariary car les épiceries vendent à perte en appliquant ce prix. Selon une source, le riz local se vend bel et chez les grossistes mais pour échapper aux contrôles des inspecteurs de commerce, ils ferment très tôt leurs magasins. Ils vendent un sac de « makalioka » à 112 000 ariary pour ne pas entrer en perte. Seuls les grossistes vendant du riz importé ont ouvert leurs portes aux acheteurs jusqu’à midi. « Nous n’avons plus de « vary gasy » mais du riz importé. Le problème est que l’Etat a décidé de barrer les routes nationales. Si vous voulez acheter du riz importé, revenez demain à 6h », affirme un responsable de grossiste.

Galère

En conséquence, ceux qui ne pouvaient pas faire des provisions sont obligés de se contenter du ri z importé ou de chercher du riz ailleurs. « Nous n’avons plus de riz or je ne peux me déplacer loin pour en chercher. D’ailleurs, il n’existe pas de bus. C’est déplorable », affirme un habitant d’Itaosy. La plupart des épiceries ont également fermé, il est presque impossible de s’approvisionner en matière de produits de première nécessité. Pour se nourrir, d’autres familles mangent du maïs au déjeuner. Or, selon le ministère du Commerce et de l’industrie, les chiffres enregistrés montrent que les riz locaux sont suffisants.