Culture

Portrait – Rijasolo fascine par son œil photographique

Le photographe Rijasolo, une des figures emblématiques du huitième art à Madagascar. 

Gagnant du prix Paritana 2019, Rijasolo confirme sa notoriété dans le domaine de la photographie. Sa résidence artistique à la Cité Internationale des Arts de Paris pour une durée de trois mois va lui permettre d’approfondir davantage cet art qu’il maîtrise si bien, depuis longtemps.

Le parcours de Rijasolo peut être qualifié d’exemplaire. L’homme de quarante-six ans vit de sa passion. On peut admirer ses œuvres dans son show room à Faravohitra. Rijasolo se singularise par son œil photographique qui relate l’état du monde avec une certaine intimité en s’exprimant sous différents formats. L’auteur-photographe trouve son aisance dans le style documentaire. Sa dernière exposition au mois de décembre 2018 à l’Institut Français de Madagascar ou IFM à Analakely illustre la fascinante histoire du village d’Ankamasoa à Andralanitra. Intitulées « La cité d’espérance du Père Pedro », les photos retracent l’histoire de ce site qui a façonné le destin de plusieurs personnes. Son premier ouvrage publié en 2013 aux éditions No Comment s’inscrit dans le même registre et raconte la vie nocturne de la Grande Île dans « Madagascar, nocturnes ». Son talent lui a valu d’être le photojournaliste de l’Agence France Presse ou AFP depuis la même année.

Il collabore avec différents organes de presse et magazines internationales tels que Libération, Le Monde, Paris Match et Jeunes Afriques. Lauréat du concours « Leica 35 mm wide angle » en 2010 avec son œuvre « Ilakaka, City of Dreams », Rijasolo s’est démarqué de ses concurrents par son travail remarquable. Il a même marqué de son empreinte la campagne présidentielle française de 2007 par une vision indépendante à travers l’agence Riva Press qu’il a cofondée avec quatre autres photojournalistes. Formé au sein de l’École des Métiers de l’Information ou EMI à Paris en 2006, Rijasolo a été sélectionné pour les « Rencontres de la photographie africaine » à Bamako, un an plus tôt. En 2004, son travail déambulatoire portant le titre « Miverina », met en évidence sa difficulté à s’intégrer dans le paysage professionnel à Madagascar pour cet artiste malgache qui a grandi en France, pendant vingt ans.
Rijasolo continue sur sa lancée et s’inscrit dans le cercle très fermé des photographes émérites de sa génération.