En 2019, l’Amnesty International a dénoncé environ 14 000 cas de détentions arbitraires entraÎnant l’engorgement des prisons. Et en 2021, le département d’Etat américain a publié un rapport dénonçant la gravité de la détention arbitraire à Madagascar. L’article 9 de la constitution de la quatrième République malgache dispose que : « Toute personne a droit à la liberté et ne peut faire l'objet d'une arrestation ou d'une détention arbitraire ». Ainsi, dans le cadre d’une procédure judiciaire pour la poursuite d’une infraction, la loi permet la détention d’un justiciable dans trois cas :
- La garde à vue par les officiers de police judiciaire durant l’enquête préliminaire ;
- La détention préventive à titre exceptionnel suivant les articles 333 et suivants du code de procédure pénale dans le cadre de l’information sommaire ou de l’instruction préparatoire ;
- L’exécution d’une peine de travaux forcés ou d’emprisonnement ferme, prononcée par un tribunal ou une cour (correctionnelle ou criminelle) ;