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Problème sociaux – Le FFKM hausse le ton

Le pasteur David Rakotonirina (au centre) durant la conférence de presse, hier à Isoraka.

Interpellation du FFKM aux autorités compétentes pour résoudre les problèmes sociaux vécus par la population. La sécurité et le foncier devraient être priorisés.

Ras-le-bol. Le Conseil des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) sort de son silence. Depuis son entrée à la présidence, le pasteur David Rakotonirina s’est exprimé pour la première fois sur les affaires nationales, notamment sur le volet social.  « La situation dépasse la normale », s’insurge-t-il, en dénonçant l’insécurité et le litige foncier qui règnent en maître dans le pays à l’heure actuelle.

Hier, au cours d’une conférence de presse tenue à Isoraka, le pasteur David Rakotonirina n’a pas épargné les mots pour soulever les maux vécus par la société. De prime abord, le leader du FFKM a lancé un appel à l’endroit des forces de l’ordre pour renforcer la sécurité, de rassurer la population sur leur noble mission qu’est la protection des personnes et des biens.

Zones d’ombre

Le FFKM a surtout réagi sur le meurtre perpétré par des inconnus à une activiste en droits de l’homme au sein de l’Église luthérienne de Madagascar (FLM), à Ambohibao, dimanche. Le corps sans vie d’une théologienne septuagénaire a été découvert dans un cimetière. « C’est en rentrant chez elle qu’elle aurait été exécutée par les malfaiteurs. Des traces de corde sur son cou montrent qu’elle a été étranglée. Un meurtre tragique du fait que la mère famille aurait été victime de viol », indique le rapport transmis au président du FFKM.

Les violences commises sur cette théologienne reflètent la dégradation de la sécurité à en juger les doléances du FFKM. Son président a également saisi l’occasion pour soulever le litige foncier dans le district de Sakaraha. Un terrain titré et borné de la FLM a été transféré au nom de particuliers après une procédure au niveau du Tribunal. Grâce à cette démarche qui comporte des zones d’ombre, la partie adverse aurait gagné le procès. L’affaire est aujourd’hui entre les mains de la Cour de cassation. Mais en attendant, le FFKM tire la sonnette d’alarme.