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Ambohibao Antehiroka – L’épouse d’un pasteur violée et tuée

À peine en poste à Antehiroka, l’adjudant Andriamparantiana Rakotobe se heurte déjà à l’une des pires formes de fait-divers qu’Antehiroka n’ait jamais connues.

Le corps inerte de la femme d’un pasteur à la retraite de l’église FLM a été découvert sur un caveau dans la nuit de dimanche à lundi vers minuit. Sa partie inférieure était dénudée.

Deuil, frayeur et cauchemar à Ambohibao Antehiroka. Dans la nuit de dimanche à lundi aux alentours de minuit,  le corps inerte de la femme d’un pasteur à la retraite de  l’Eglise Luthérienne Malgache (FLM),  a été découvert dans une nécropole du quartier de Morondava. Selon les informations recueillies sur place, la dépouille gisait sur un caveau. Lors du constat effectué par les gendarmes du poste avancé d’Ambohibao Antehiroka, en présence du médecin du Centre  de Santé de Base II (CSBII) de cette commune, des traces de sang  ont été relevées sur la bouche  de la défunte. Sa partie inférieure était, par ailleurs, dévêtue. La thèse d’un viol collectif suivi de meurtre est privilégié dans ce fait-divers troublant.

La défunte habite du côté de Morondava. Selon les informations recueillies, son mari avait servi à l’église FLM d’Ambohibao même. Dimanche après-midi après l’église, elle devait rejoindre la ville avec des fidèles pour assister à une réunion. Le véhicule prévu pour le transport est parti lorsqu’elle n’a pas donné signe de vie. Attendue à la réunion, la femme du pasteur s’est avérée absente. Rongés par l’inquiétude, ses proches ont, d’emblée, lancé des recherches. Ses proches, amis et connaissances ont passé au peigne fin les endroits où elle était susceptible de se trouver, mais les efforts déployés se sont avérés infructueux.

LaissОe pour morte

Alors que l’inquiétude saisissait davantage la famille de la sexagénaire, au fur et à mesure que les minutes et les heures s’écoulent  sans nouvelles rassurantes de celle-ci. Une troublante découverte macabre a foudroyé le pasteur  et ses proches à des heures tardives de la nuit, lorsque la dépouille mortelle de la mère de famille a été retrouvée, gisant  dans la nécropole. Ses bourreaux ont quitté les lieux du crime après l’avoir laissée pour morte.

« Nous avons été informés vers 23h30. Sans tarder, nous nous sommes dépêchés sur place pour prévenir le médecin, faire le constat, effectuer des recherches et glaner des indices susceptibles de nous permettre de remonter de fil en aiguille jusqu’aux auteurs de cet acte odieux », lance le gendarme principal de première classe Andriamparantiana Rakotobe,  chef du poste avancé de la gendarmerie nationale à Ambohibao, en poste depuis jeudi.

« Une enquête est ouverte et les investigations battent leur plein. Nous avons déjà une piste sérieuse. En creusant les informations, nous avons découvert qu’un viol avait déjà été commis au même endroit il y a quelques temps. Un dispositif a été préconisé pour surveiller les lieux sensibles et garantir la sécurité des riverains », confie le chef de poste.