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Intempérie – Quarante-six personnes emportées par l’eau

Surpris par la montée des rivières, les villageois trouvent leurs cases complètement inondées.

L’amas nuageux a frappé fort dans le Sud de Madagascar. Le BNGRC rapporte une quarantaine de décès victimes d’une crue d’eau à Ampanihy et à Betioky.

Phénomène apocalyptique dans le Sud de Madagascar. Quarante-six personnes du district d’Ampanihy et celui de Betioky ont rendu l’âme dans une brusque crue d’eau, pendant que le déluge s’abattait dans le Sud, la semaine passée, selon le rapport du Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC), hier.
« La vitesse de l’écoulement d’eau a été trop forte qu’elle a emporté plusieurs personnes. Les petites cases en terre dans lesquelles ces victimes résidaient, ont été par ailleurs, englouties par l’eau », rapporte le chef de district de Betioky, Rivo Randriam­panala. Les victimes ont été prises au dépourvu. Le drame est survenu durant la nuit, pendant qu’elles étaient asssoupies par un sommeil profond.
La recherche des corps bat son plein dans ces villages dont l’accès s’avère difficile. À Ampanihy, vingt corps sur les vingt-deux disparus ont été retrouvés, après le drame du 20 février à 1 heure du matin, dans le village d’Ankahafito, fokontany de Behomby, et celui de Lakany, fokontany Analasarotra, commune rurale de Beahitsy,
selon le rapport de la Gendar­merie nationale.
Inattendue
À Betioky-Sud, les villageois d’Anjamiolotsy et d’Ankiliratira, fokontany Andremba à 82 kilomètres du chef lieu du district, ont encore recherché les corps de deux enfants, hier, si les corps sans vie de vingt et une personnes ont été déjà récupérés, depuis l’accident survenu le 21 février à 1 heure 30 du matin, d’après la même source.
Les autorités locales, par ailleurs, s’embrouillent
encore avec les chiffres. « Nous ne pouvons encore rien vous dire d’officiel, car des équipes sont encore sur place. Elles sont injoignables », rapportent des sources à Ampanihy. À Betioky-Sud, le chef district indique que « sur les vingt-trois victimes, dix-sept sont de chez nous, six sont d’Ampanihy mais ont atterri jusqu’ici ». A part la perte en vie humaine, plusieurs maisons se sont effondrées et une école
primaire publique a été détruite, à Ampanihy. À Betioky, des paysans auraient perdu une centaine de zébus, trois cents chèvres, deux cents moutons et des volailles.
Personne ne s’attendait à cette catastrophe, malgré le déluge qui a frappé le
Sud, lors de l’évolution de l’amas nuageux dans le canal de Mozambique, dans la semaine du 18 février. « Le phénomène nous a surpris, car il n’y a pas de rivière qui passe près de ces villages inondés. Le niveau de l’eau a, pourtant, atteint jusqu’à plus de trois mètres de hauteur », indique une source auprès de la Gendarmerie Nationale. Une autre source indique que ces villages se trouvent dans une zone basse, ce qui expliquerait l’inondation.
Beaucoup parmi les survivants de cette catastrophe, auraient regagné le chef lieu de leur commune, si certains tentent encore de retrouver leur bétail dans les lieux du drame. Ces sinistrés attendent que l’État leur vienne en aide. « Lorsque nous sommes descendus sur place pour effectuer les travaux de recherche, ces gens nous ont pris pour les personnes qui allaient leur apporter des vivres et des aides. Ils ont tout perdu dans cette crue d’eau », informe une autorité.

 

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