Accueil » Social » Sécheresse – Les victimes du kere sont désespérées
Social

Sécheresse – Les victimes du kere sont désespérées

Des joies passagères. À Erada, la caravane du Sud distribue des vivres, depuis vendredi. Vingt mille personnes victimes du kere ont bénéficié, chacune, de deux kilos de riz, de deux litres d’huile, de deux grands gobelets de maïs, d’un grand gobelet de légumineuses, dans cette commune. « Les bénéficiaires sont contents, certes, mais ils sont insatisfaits de la quantité des vivres distribués. Cela va s’épuiser au bout de quelques jours», lance une autorité dans cette commune d’Erada où dix neuf enfants ont perdu la vie suite à la malnutrition, depuis le mois de septembre. Les derniers décès enregistrés remonteraient au dimanche 17 janvier.

Les victimes du kere au Grand Sud s’inquiètent pour leur survie. La culture est quasi impossible, la sécheresse s’éternise, les nourritures sont inaccessibles. Beaucoup se nourrissent avec le mélange tamarin et cendre. « Notre seul espoir, c’est la pluie pour qu’on puisse semer. Les aides d’urgence ne résoudront rien sur le long terme avec la famine qui sévit de plus belle » lancent les habitants des communes frappées par l’insécurité alimentaire.

Tout serait fin prêt pour ensemencer. « Nous n’attendons que les précipitations » avait indiqué Fanomezantsoa Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculutre, de l’élevage et de la pêche. La direction générale de la Météorologie aurait indiqué que des précipitations sont attendues d ans le Sud. M ais jusqu’à hier, la pluie espérée tarde à tomber.

En attendant, l’État assure la continuité de la distribution des vivres pour les personnes les plus affectées par la famine, dans les régions d’Anosy, d’Androy et d’Atsimo Andrefana. L’État et ses partenaires ont, par ailleurs, lancé un appel éclair pour apporter des aides d’urgence au Grand Sud.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter