Catastrophe naturelle - Des victimes d’Eloïse peinent à se relever


Les dommages et les pertes causés par Eloïse ont impacté la vie des habitants des districts que ce cyclone a traversé. La reconstruction est difficile. Des habitants des villages frappés par la Forte tempête tropicale Eloise, ont du mal à se relever. Six jours après la traversée de ce cyclone, beaucoup n’ont pas pu regagner leurs foyers, les enseignements sont perturbés, et la crainte du problème d’insécurité alimentaire existe au Nord et au Nord-Ouest. Eloise a endommagé et détruit près de mille cases d’habitations à Maroantsetra, à Ambohitralanana Antalaha, à Soalala, à Besalampy, à Mahajanga II. Ambato Boeny n’est pas épargné par ces dégâts matériels. La reconstruction s’avère difficile. « Beaucoup de ménages, surtout, les précaires ne disposent pas de moyens pour réhabiliter leurs maisons. Leurs proches les ont hébergé car ces personnes n’ont nulle part où aller. Elles refusent d’aller dans les sites d’hébergement », indique le chef de district d’Ambato Boeny. Ce district a rapporté au Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) des besoins en clou, en tôle, entre autres, pour réhabiliter ces cases endommagées. Les dégâts sur le secteur éducation sont importants. Près de cinq cents salles de classe ont été endommagées, décoiffées et détruites par Eloise à Analanjirofo, à Boeny, à Diana, à Sava, à Sofia. Moyens limités Certaines localités comme Maroantsetra ont déjà commencé la réhabilitation de quelques salles de classe. Mais les moyens du bord sont limités, ces régions ont besoin de la contribution des autorités centrales pour la reconstruction. La réhabilitation de ces infrastructures scolaires est urgente pour assurer la poursuite de l’enseignement. La menace d’insuffisance alimentaire planerait, par ailleurs, au Nord-Est. « L’eau a emporté des tonnes de riz placées dans des greniers, suite aux montées des eaux », rapporte une autorité locale à Maroantsetra. Le vent fort a, par ailleurs, détruit des cultures et des arbres fruitiers, au NordEst. « D’ici une semaine ou deux, les impacts de la destruction des cultures vont se faire sentir », avance le maire d’Ambohitralanana, Zephirien Mahatondra. Le BNGRC aurait déjà intervenu à Toamasina. Le gouvernement envisagerait des projets au Nord, après le passage d’Eloise, selon une source auprès du BNGRC. Un décès et quatre mille sinistrés Les dommages et les pertes causées par Eloise s’alourdissent, selon le dernier rapport du BNGRC. Un décès à déplorer à Maroantsetra. Quatre mille cinq cent sinistrés recensés à Analanjirofo, Atsinanana, Boeny, Melaky, Sava, et Sofia. Certains d’entre eux ont regagné leurs foyers, d’autres vivent chez leurs proches. Les dégâts matériels sont lourds : près de trois cents cases inondées, sept cent cinquante six cases endommagées et deux cent vingt-deux cases détruites.
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