A la une Social

Intempéries – Le sinistre national déclaré

Le Premier ministre Christian Ntsay a fait une déclara­tion de sinistre national.

L’état sonne la mobilisation générale pour répondre aux dégâts des intempéries de ces derniers jours.
Le sinistre national est déclaré par le conseil du gouvernement.

Un appel à l’aide au peuple. C’est ce que le gouvernement a lancé dans un communiqué de presse publié dans la soirée d’hier. Cette missive rapporte la déclaration de sinistre national faite par Christian Ntsay, Premier ministre.

Le Conseil national de gestion des risques et des catastrophes a tenu une réunion d’urgence, hier, suivie d’un conseil du gouvernement, au palais d’état de Mahazoarivo, où a été décrété le sinistre national. « Le gouvernement malgache fait appel à tous les acteurs nationaux et partenaires internationaux à venir en aide au peuple malgache pour les activités d’aide d’urgence, de relèvement précoce, de réhabilitation et de reconstruction », rapporte le communiqué de presse.

Les pluies incessantes de ces derniers jours ont fait, provisoirement, plus de quatre-vingt douze mille sinistrés, vingt-six décès et une quinzaine de personnes disparues dans les sept régions principalement, touchées. à cela s’ajoutent les multiples dégâts en matière d’infrastructures. Selon les explications du général Elak Olivier Andriankaja, directeur général du Bureau de la gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), le plan de contingence prévoit que, lorsque le nombre de sinistrés dépasse le millier, le sinistre national peut être déclaré.

La déclaration de sinistre national permet, surtout, de mobiliser les appuis des partenaires internationaux. Le décret pris en conseil du gouvernement, hier, permet, dans l’immédiat, de débloquer le fonds d’appui à la gestion des risques et des catastrophes mis à disposition par la Banque mondiale.

Déblocage en 24 heures
Dans un accord signé en décembre dernier, l’institution de Bretton Woods a alloué 50 millions de dollars, en guise d’appui à la politique de gestion des risques et des catastrophes de la Grande île. « Un don », comme il est indiqué dans le communiqué de presse de la présidence de la République, à l’époque, qui s’accompagne d’un cofinancement à hauteur de 11,7 millions de dollars, de la part de l’Agence française de développement (AFD).

La missive de la présidence de la République souligne que « l’option de tirage différée sera déclenchée en cas de déclaration d’état d’urgence national, conformément à la législation malgache ». Suite à la déclaration de sinistre national faite hier donc, l’état pourra avoir accès aux ressources financières mises à disposition par la Banque mondiale et l’AFD, « dans un délai de 24 heures », selon les termes de l’accord, rapporté par ce communiqué de presse.

Ce fonds d’aide internationale devra, du reste, permettre à l’état de mettre en place un système de protection sociale pour répondre aux chocs des intempéries. Andry Rajoelina, président de la République, en tête, les membres de l’Exécutif, se sont rendus dans les zones sinistrées. Le constat est qu’il faudra du temps aux habitants pour s’en relever. Outre les dégâts matériels et les infrastructures à réhabiliter, la quasi-totalité des cultures, notamment, sont sous l’eau et risquent d’être perdues. Au-delà des sinistres, les conséquences des intempéries annoncent des temps difficiles pour le pays.

Parmi les zones inondées, il y a l’Alaotra et Marovoay qui sont les principaux greniers à riz. Pour éviter les
spéculations, la consigne est donnée au ministère du Commerce, de procéder à « des vérifications et contrôles permanents », auprès des distributeurs de produits de première nécessité (PPN). Outre répondre au choc, le soutien international souhaité, suite à la déclaration de sinistre national pourrait être nécessaire afin d’atténuer les effets de cette catastrophe naturelle, à moyen terme, à toute la population.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter