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EXTERNALISATION – Webhelp ouvre son troisième site

La ministre Vavitsara Gabriella Rahantanirina loue la création d'emplois décents.

Avec son statut de groupe international, leader européen de l’expérience client externalisée, Webhelp opère à Madagascar depuis près de d’une décennie. L’entreprise vient d’inaugurer sa troisième plateforme, à Andranomena.

La cérémonie d’inauguration du nouveau site de production de Webhelp, a été honorée par Arnaud Guillois, ambassadeur de France à Madagascar, et Vincent Bernard, Chief operating officer du groupe Webhelp. «Ce site aux normes internationales du groupe Webhelp accueillera plus de mille trois cents collaborateurs. Le secteur des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, NTIC, est mis en avant à Madagascar. Ce secteur en pleine expansion offre de nombreux emplois pour les jeunes Malgaches», a indiqué le METFP dans un dossier de présentation, avant de noter que le groupe a créé plus de trois mille cinq cents emplois. Et avec ces nouveaux locaux, envisage de générer encore plus d’emplois.
Lors de son discours, la ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Vavitsara Gabriella Rahantanirina a soutenu «que le secteur privé a un rôle à jouer dans la promotion des emplois décents et la résorption du chômage des jeunes, et le secteur numérique en est un des piliers».
Quant à Webhelp, le groupe revendique aujourd’hui cent-vingt métiers, plus de cinquante mille collaborateurs à travers le monde avec 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Centre d’incubation
«90% de nos managers ont commencé en tant que Conseiller client. Nous accompagnons nos collaborateurs tout au long de leur parcours professionnel», a aussi fait savoir le groupe qui affirme également qu’il investit beaucoup pour offrir un cadre attractif et stimulant au quotidien à ses collaborateurs, appelés aussi les webhelpers. Webhelp dispose aujourd’hui de cent quarante sites de production. À Madagascar, il est présent à Antananarivo et à Toamasina.
Evoquant cette ruée vers Madagascar des grandes enseignes de l’outsourcing, Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et télécommunications, a donné la réponse suivante dans une interview qu’il nous a accordée, publiée le 3 septembre.
“Depuis plus de 20 ans, Madagascar est un acteur important de services de sous-traitances de tâches digitales (BPO : Business Process Outsourcing). C’est la conséquence d’une politique qui a très rapidement considéré le secteur numérique. Mais évidemment, cela est dû à un ensemble de facteurs.”
Madagascar possède l’une des vitesses de téléchargement les plus rapides en Afrique. Cette situation a favorisé l’apparition et la multiplication des services émergents comme les IT-BPO, les ventes aux détails, les centres d’appels, les services bancaires ainsi que les services aux entreprises. Aujourd’hui, les services BPO sont en tête des métiers les plus pratiqués dans le secteur du numérique à Madagascar. Ces services emploient principalement des femmes et des jeunes, avec un âge moyen de 24 ans pour les salariés non-cadres et de 29 ans pour les salariés cadres. On estime à ce jour que ce secteur représente vingt cinq mille emplois directs, pour environ deux cent trente entreprises. Bien que nous soyons encore loin des cent mille salariés qu’on retrouve au Maroc dans le même secteur par exemple.
Tout indique que le potentiel de Madagascar augmentera au cours des années futures, au vu de la qualité de service et des réformes qui sont en cours pour libéraliser le marché des télécoms.
Notre défi reste toujours le manque de compétences en matière de “numérique” à Madagascar mais également la “fuite” des cerveaux.
Chaque année, moins de mille ingénieurs informaticiens sortent de nos écoles, ce qui est très faible par rapport à nos besoins nationaux et internationaux.
Nous travaillons donc sur deux leviers pour pallier cette situation : la formation et l’incubation.
La création d’une institut de formation pour le numérique permettra de former plus de talents. Par ailleurs, la mise en place d’un dispositif de formation ouvert à tout le monde sans prérequis de diplôme permettra aussi une formation beaucoup plus “inclusive”.
«Le centre d’incubation permettra à nos talents d’avoir leur chance de création d’entreprises et de développement personnel sur notre territoire».
Une réflexion réaliste qui s’éloigne de la démagogie usuelle.

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