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Air Madagascar – Une licence d’exploitation en dérogation spéciale

La flotte d’Air Madagascar n’est plus composée que de deux ATR 72-600.

Expirée normalement ce jour, la licence d’exploitation de la compagnie Air Madagascar a obtenu une dérogation de trois mois… pour pouvoir survivre. Les problématiques de la compagnie s’accumulent.

La compagnie aérienne malgache n’est pas au bout de ses peines. Avec des lourds problèmes financiers, des charges en suspens de millions d’euros pour la compagnie Air France, une flotte très réduite, un directeur général manquant à l’appel depuis le mois d’avril, un plan de relance invisible depuis un an, Air Madagascar vit au jour le jour.

Sa licence d’exploitation, un document lui permettant d’exploiter des lignes et des dessertes commerciales expire ce jour. Une source interne apprend toutefois que cette licence a été renouvelée pour trois mois et délivrée à travers une dérogation spéciale.

« Air Madagascar n’a pas la capacité financière lui assurant des exploitations commerciales. Cette capacité financière garantit pourtant l’obtention de la licence d’exploitation. Vu le cas particulier de la compagnie, laquelle a pu quand même organiser des vols de rapatriement depuis la fermeture des frontières, une dérogation spéciale lui a été accordée pour l’obtention d’une licence valide de trois mois », apprend-elle. Cette délivrance spéciale s’organise sur instruction du ministre en charge des Transports. La nouvelle licence expirera ainsi le 24 décembre. Ce qui s’annonce comme une bonne nouvelle au vu du projet d’ouverture des frontières partielle ou totale en octobre.

Qu’en est-il des deux Airbus A-300 utilisés ou à utiliser par la compagnie en vue de cette réouverture du ciel ? La question n’a pu trouver réponse de même que le renouvellement de la licence après le mois de décembre.

Le directeur général de la compagnie Air Madagascar est apparemment difficile à trouver. Le deadline annoncé pour le recrutement de la personnalité a été fixé au mois d’avril. Le poste reste en effet très risqué vu le nombre incalculable de problèmes de la compagnie.

Conséquences

Ce directeur devra pourtant contribuer à la finalisation du plan de relance d’Air Madagascar, annoncé aussi depuis le mois d’octobre de l’année dernière et repoussée à maintes reprises.

Tout comme l’Aviation civile de Madagascar (ACM) qui n’a toujours pas de tête depuis des mois. L’opinion propose la privatisation de la compagnie comme étant la seule issue. Mais la fierté nationale gagne encore le dessus des diverses pressions. Pourtant, le cercle vicieux s’enfonce dans les gouffres financiers de la compagnie.

En attendant, la filiale d’Air Madagascar dans la desserte domestique, Tsaradia, se retrouve en difficulté également car si Air Madagascar tousse, elle a la grippe. Malgré le changement de directeur général de Tsaradia, la situation n’a guère évolué dans la desserte nationale. Pour la simple raison que la flotte se réduit actuellement à deux ATR 72-600 aux dernières nouvelles, au lieu de quatre normalement.

Les deux appareils seraient retenus par des créanciers d’Air Madagascar. La compagnie ne pouvant plus honorer ses obligations financières envers ses créanciers et ses fournisseurs, les appareils restent sous la main des créanciers. Il y a trois mois, un seul ATR a parcouru l’île.

2 commentaires

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  • Salama e,
    AIR MAD ve? sady marary no mahamenatra.
    Ts’isy lohany ve (DG io) dia ho gaga ve ianao hoe rendrika ny sambo
    Tsy io irery anie no tsy misy lohany e fa ny tena ny ain-dehiben’ny indostria ny fitaterana anhabakabaka na ny ACM mihitsy no tsy misy lohany, ara-dalana. Asa « saro-tadiavina » (o,o,o,o,…aleo hiomehezana) io olona io, sa tapitra ny repertoire.
    Ny Airbus ve? ao izy efa mba mandalova mijery azy. manankarena isika manajanona fiarabe toy ireny antsisy tosy.
    gaigy tena gaigy ry zareo ny toedraharaha.
    fa mila matanja-tsaina isika a! Attention nao!

  • La privatisation totale ou partielle des entreprises d’État est une bonne stratégie qui permet de minimiser la structure de marché monopolistique (rareté d’emplois) et d’accueillir l’aube d’un marché oligopolistique (abondance d’emplois) qui offre une concurrence équitable à plusieurs entreprises.

    Cette position permet à l’État de jouer le rôle central de régulateur et de contrôleur tout en bénéficiant de revenus garantis. La stratégie a également l’avantage de créer une concurrence parfaite sur le marché où plusieurs entreprises concurrentes offrent une valeur ajoutée aux clients, lesquels bénéficient des choix que la concurrence des d’entreprises offre -et où seules les meilleures compagnies gagnent la fidelité de la cliéntele.

    Donc, privatiser entiérement ou partiellement Air Madagascar n’a rien de degradant ni  »d’entorse à fierté nationale » car ceci permet à l’Etat le rôle à la fois de  »regulateur » et de  »decideur. »