Pour des charges de poursuite bien fondées. Le cas de l’étranger mis sous les verrous à Toliara pour pédophilie le 29 avril dernier refait surface. Le dit coupable écope de cinq ans mais a monté l’affaire en appel. Celui-ci avance la raison d’une santé fébrile et que les charges retenues contre lui ne seraient pas « fondées » car les jeunes filles mineures avec qui on l’a accusé d’avoir des relations sexuelles, ont déclaré « être consentantes ». Ce cas spécifique a été pris en exemple par Haingo Randrianasolo, présidente de la Plateforme pour la protection des enfants, pour expliquer les failles de communication entre ses membres tels que ONG, associations, service de protection des enfants, Police des mœurs et de protection des mineurs, Brigade féminine de proximité, et la Justice dans la région Atsimo Andrefana. « Nous n’étions au courant de cet appel émis qu’au dernier moment. Les risques de revirement de situation ne sont pourtant pas des moindres avec une nouvelle audience prévue pour le 16 septembre. La plateforme a donc demandé à travailler plus étroitement avec la Justice pour que tous coupables de maltraitance et de violence envers les enfants ne soient relaxés facilement » explique-t-elle. La tolérance zéro dans toute forme d’abus et de maltraitance des enfants dans le tourisme sexuel est mise en avant. « La plateforme collabore étroitement avec la justice dans l’accélération des dossiers, des suivis par cas, et surtout pour que les dossiers soient recevables aux yeux du procureur entre autres » ajoute encore la présidente. Cinquante cas de maltraitance signalés, déferrés, pris en charge ou en cours d’enquête sont enregistrés dans la région Atsimo Andrefana ces trois derniers mois. La dernière quinzaine a été marquée par le viol d’une jeune fille de 13 ans à Ambohitsabo Toliara par trois hommes et qui porte des séquelles importantes. Deux jeunes domestiques en provenance d’Ankililoaka ont fait l’objet de vices sexuels du patron et de son épouse et l’une d’entre elles est tombée enceinte. Des jumeaux de Mananjary sont même amenés à Toliara pour y trouver des refuges sûrs. Autant d’autres cas suspects de maltraitance et de violence sont indiqués en filature dans l’objectif de sanctionner les auteurs, malgaches comme étrangers. « Les non-signalements de cas de viol ou les règlements à l’amiable des cas de viols demeurent encore fréquents. Les familles sont ainsi sensibilisées et soutenues. On leur explique que la compensation financière n’effacera jamais les répercussions psychologiques sur les victimes » détaille encore Haingo Randrianasolo. .
Pour des charges de poursuite bien fondées. Le cas de l’étranger mis sous les verrous à Toliara pour pédophilie le 29 avril dernier refait surface. Le dit coupable écope de cinq ans mais a monté l’affaire en appel. Celui-ci avance la raison d’une santé fébrile et que les charges retenues contre lui ne seraient pas « fondées » car les jeunes filles mineures avec qui on l’a accusé d’avoir des relations sexuelles, ont déclaré « être consentantes ». Ce cas spécifique a été pris en exemple par Haingo Randrianasolo, présidente de la Plateforme pour la protection des enfants, pour expliquer les failles de communication entre ses membres tels que ONG, associations, service de protection des enfants, Police des mœurs et de protection des mineurs, Brigade féminine de proximité, et la Justice dans la région Atsimo Andrefana. « Nous n’étions au courant de cet appel émis qu’au dernier moment. Les risques de revirement de situation ne sont pourtant pas des moindres avec une nouvelle audience prévue pour le 16 septembre. La plateforme a donc demandé à travailler plus étroitement avec la Justice pour que tous coupables de maltraitance et de violence envers les enfants ne soient relaxés facilement » explique-t-elle. La tolérance zéro dans toute forme d’abus et de maltraitance des enfants dans le tourisme sexuel est mise en avant. « La plateforme collabore étroitement avec la justice dans l’accélération des dossiers, des suivis par cas, et surtout pour que les dossiers soient recevables aux yeux du procureur entre autres » ajoute encore la présidente. Cinquante cas de maltraitance signalés, déferrés, pris en charge ou en cours d’enquête sont enregistrés dans la région Atsimo Andrefana ces trois derniers mois. La dernière quinzaine a été marquée par le viol d’une jeune fille de 13 ans à Ambohitsabo Toliara par trois hommes et qui porte des séquelles importantes. Deux jeunes domestiques en provenance d’Ankililoaka ont fait l’objet de vices sexuels du patron et de son épouse et l’une d’entre elles est tombée enceinte. Des jumeaux de Mananjary sont même amenés à Toliara pour y trouver des refuges sûrs. Autant d’autres cas suspects de maltraitance et de violence sont indiqués en filature dans l’objectif de sanctionner les auteurs, malgaches comme étrangers. « Les non-signalements de cas de viol ou les règlements à l’amiable des cas de viols demeurent encore fréquents. Les familles sont ainsi sensibilisées et soutenues. On leur explique que la compensation financière n’effacera jamais les répercussions psychologiques sur les victimes » détaille encore Haingo Randrianasolo. .