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Gabegie : La CUA avoue son impuissance

La commune urbaine d’Antananarivo incapable de gérer les marchands de rue. Les responsables les autorisent à occuper encore les trottoirs.

Solution temporaire. Telle est la réponse du délégué du 3 e arrondissement par rapport à la délimitation de trottoir depuis Soarano jusqu’à Behoririka. Les marchands ne sont pas autorisés à occuper les trottoirs mais faute de maîtrise de la situation, ils s’y installent toujours.

« Le traçage des endroits pour placer les marchands de rue ne signifie pas leur donner l’autorisation d’occuper les trottoirs. Il faut aussi prendre en considération les piétons et les acheteurs, pour qu’ils ne marchent pas dans la chaussée mais plutôt sur les trottoirs. Nous savons que les marchands viennent d’autres localités. Certains partent, d’autres arrivent. Les gens se précipitent dans la capitale à cause de la pauvreté. Je rappelle que la restauration des marchés d’Antananarivo ne peut se faire en une journée », explique Hery Razafindratsimba, délégué du 3e arrondissement.

La gestion des marchands s’effectuait pendant tout un mandat, alors l’excuse n’est pas valable selon des observateurs. Certains mentionnent que la course à la mairie en est la principale raison de l’anarchie dans la capitale. « Nous sommes en pleine course à la tête de la mairie d’Antananarivo. Ce n’est pas étonnant si la situation n’est plus maîtrisée. Les ordures s’éparpillent. Ceux qui veulent vendre quelque chose, dressent une petite table et s’installe où ils veulent. Chacun n’en fait qu’à sa tête », souligne une ancienne employée de la CUA.

Recasement

Le recasement des marchands de rue n’est pas effectif et le nombre des marchands augmentent tous les ans. La CUA se trouve dans l’incapacité de gérer la situation, actuellement. Le préfet d’Antananarivo, le général Angelo Ravelonarivo, note que la commune ne trouve pas d’endroit pour recaser les marchands de rue. « Le trottoir a été rétréci pour que la rue soit plus large pour les véhicules. Il est interdit de faire du commerce dans la rue surtout sur les trottoirs. La commune ne trouve plus de place pour recaser les marchands, pour le moment», explique le préfet d’Antananarivo, joint au téléphone hier.

Les opérations d’assainissement lancées depuis le mandat de Lalao Ravalomanana sont des échecs. À chaque fois que le mini van Mazda bleue apparaît, les marchands ramassent leurs marchandises et se cachent derrière les clôtures des maisons bordant la rue. Une fois la voiture disparue des parages, les marchands reviennent occuper leurs places habituelles. La plupart d’entre eux exercent le métier pour survivre. Mais, les nouveaux marchés comme celui de Namontana sont inoccupés.

2 commentaires

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  • Après le passage du mini van bleu, le trottoir est encombré par les marchands à la sauvette. Que faire ? Placer un agent de police municipal tous les 50 mètres pour les photographier et les faire convoquer au commissariat pour les amendes.
    Confiscation des marchandises en fourrière, et restitution contre contravention symbolique supportable mais cumulé convaincante.