Chronique

Environnement : Et l’Amazonie perd des parraineurs

La décision prise tout récemment par l’Allemagne et la Norvège, grands défenseurs de la forêt amazonienne qu’on surnomme « le poumon » de la planète, a secoué les milieux internationaux. Excédées par une destruction systématique de ce patrimoine naturel d’intérêt mondial au nom du développement, l’une retirait totalement ses billes, et l’autre décidait de prendre la même voie.

L’Amazonie est une région naturelle d’Amérique du Sud traversée, comme son nom l’indique, par le fleuve Amazone et ses affluents. Elle est couverte sur plus de cinq million cinq cent mille km2 par la forêt, la deuxième plus grande du monde après la taïga. Le Fonds mondial pour la Nature (WWF) avait lancé un programme pour la sauver, le « Living Amazon Initiative », alors que de son côté l’Unesco y créait des réserves de biosphère et inscrivait plusieurs parcs au patrimoine mondial. L’Amazonie fournit 12% des réserves en eau douce du globe, et abrite un dixième de la faune connue et plus de quarante mille espèces végétales.

Aujourd’hui, près de 20% de la forêt amazonienne ont disparu du fait de l’homme. Selon toujours le WWF, si son exploitation se maintient à son rythme actuel, 55% de sa superficie auront disparu en 2030, et la totalité d’ici 2050. La principale raison de cette déforestation effrénée est un soi-disant développement économique. L’Amazonie devient peu à peu un gigantesque chantier où l’on trace des réseaux routiers et parfois autoroutiers, et où surgissent de nouvelles villes. Les richesses du sous-sol provoquent de véritables ruées d’aventuriers creusant la terre en espérant la fortune. Le gouvernement brésilien promet plusieurs centaines d’hectares de forêt à défricher par famille prête à s’installer, payables à crédit…

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