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Sécurité routière – Atelier sur la conduite de deux-roues

Gendarmes, policiers et pompiers étaient les principaux intervenants  de dimanche.

Une cinquantaine de motards ont pris part à un atelier sur la sécurité routière, dimanche à Andranomena. Parmi les intervenants figuraient des gendarmes, des policiers et des pompiers.

Gendarmes, policiers et pompiers étaient les principaux intervenants
de dimanche.

La sécurité routière concerne tous les usagers, plus particulièrement les utilisateurs de deux-roues. Et ce, sachant que les risques de blessure sont inéluctablement plus élevés à moto, en cas d’accident. Les accidents constituent d’ailleurs le premier volet abordé durant l’atelier organisé par l’agence de communication événementielle X’inov, dimanche chez NextA, à Andranomena, en collaboration avec la Fédération malgache de motocyclisme (FMaM) et l’Amicale des motards Gasy (AMG).
« D’après nos statistiques, 70% des accidents de la circulation urbaine concernent les scooters, 25 à 30% les motos. Il est important de porter des équipements adéquats, de respecter le code de la route et d’éviter les excès de vitesse, pour réduire ces chiffres. Les portions où les accidents se produisent le plus sont le Bypass, le boulevard du Marais Masay et la rocade de Tsarasaotra », détaille le commandant de Brigade de la police de la route, Armand Fidel Rakoto.
Ce dernier a évoqué des mesures simples, pour réduire les risques. Mais il s’agit de dispositions primordiales que certains ne prennent jamais, comme le non-port de casque et d’autres protections par exemple.

Démonstration
Pour leur part, les représentants des pompiers se sont étalés sur les premiers secours. Questionnés sur le sujet, rares ont été les participants à maîtriser les gestes à effectuer dans les dix ou vingt premières minutes d’un accident. Outre les explications sur le balisage du lieu de l’accident ou encore la position latérale de sécurité, les pompiers ont effectué une démonstration sur la méthode adéquate pour enlever un casque.
Une démonstration en quatre étapes, à savoir le maintien du casque dans une position droite, l’ouverture de la jugulaire, le retrait du casque par l’arrière et le placement d’une main au niveau de la nuque pour garder la tête du motard accidenté dans une position adéquate. « Il faut préciser que le casque ne peut être enlevé que dans certains cas. Si jamais un choc au niveau de la tête est confirmé, il faut le garder en attendant les secours, qui sauront quoi faire par la suite », précisent les pompiers.

Négociation de virage
Un autre volet important abordé durant l’atelier est la conduite sécuritaire. Cette fois-ci, le principal intervenant était le commandant Rija Rakotomampianina, une référence parmi les motards de la Gendarmerie nationale qui a déjà suivi des formations à l’étranger et qui a déjà escorté les personnalités les plus importantes du pays. Maintien de l’équilibre, distance de sécurité, distance de freinage, choix des pneumatiques et réglages de suspensions figuraient dans son exposé.
Mais le sujet le plus enrichissant fut la négociation d’un virage, divisée en quatre étapes. Citons la zone d’entrée (avant la courbe), la zone de découverte (au milieu de la courbe), la zone de sollicitation (au milieu de la courbe quand on voit la sortie) et la zone de reprise de stabilité (à la sortie de la courbe). De ces quatre étapes ainsi que de la distance de freinage et d’autres paramètres, dépend l’adoption d’une trajectoire idéale. À la fin de son allocution, le commandant Rija Rakotomampianina a donné trois conseils importants, pour conclure l’atelier, que tous les participants ont retenu : « Rouler en souplesse, adapter votre pilotage et anticiper ».

Les pompiers ont démontré la méthode adéquate pour enlever un casque.

Soutien de la fédération

Le président de la Fédération malgache de motocyclisme, Tsirava Razafimahefa, se trouvait chez NextA, dimanche. Il a tenu à remercier tous les intervenants et à féliciter l’agence X’inov. « Merci aux forces de l’ordre d’avoir accepté d’être avec nous. Je félicite X’inov pour avoir organisé cet atelier. Les motards en ont grandement besoin. » Il s’agissait d’une première édition. Mais Tsitsi a encouragé l’agence à poursuivre ses efforts. « Espérons que d’autres ateliers du même genre s’ensuivront. En tout cas, vous avez et aurez toujours l’appui de la fédération », conclut-il.

Deuxième atelier en neuf mois

Avant l’atelier de dimanche, la Fédération malgache de motocyclisme avait déjà organisé une pareille séance. C’était en octobre 2018, au SRK à Imerintsiatosika. Une vingtaine de motards y avaient pris part. Le secrétaire général de la FMaM, Jean Gabriel Harison, un motard chevronné, en était alors le principal intervenant. Une prise de responsabilité de la fédération, après la multiplication des accidents mortels dans le milieu des deux-roues.

 

Naina Razavoto – « À nous de montrer l’exemple »

Naina Razatovo, motard chevronné
qui roule en Harley-Davidson.

Roulant en Harley-Davidson, Naina Razatovo fait partie de la cinquantaine de motards qui ont participé à l’atelier de dimanche. Il s’est surtout penché sur le comportement des utilisateurs de deux-roues, un des volets abordés durant l’atelier. « À nous de montrer l’exemple sur la route, sinon les autres usagers ne nous prendront jamais au sérieux », souligne-t-il. Éviter, de ce fait, les dépassements à droite ou les excès de vitesse notamment. « À nous de respecter le code de la route, sinon les gens continueront à nous mettre tous dans le même panier », rajoute-t-il. Effectivement, si certains motards roulent correctement, que ce soit en ville ou hors-agglomération, d’autres n’hésitent pas à enfreindre le code. Ce qui nuit à l’image de tous les utilisateurs de deux-roues.

 

 

 

 

 

 

Commandant – Rija Rakotomampianina – « Conscientiser les motards sur l’importance du casque »

Certes, le port de casque est obligatoire à Madagascar. Mais certains motards n’hésitent pas à rouler sans casque. Pour le commandant Rija Rakotomampianina, il faut conscientiser tout un chacun sur l’importance de cette protection primordiale. « Le casque, qui doit être aux normes, consiste avant tout à se protéger soi-même. Pour certains, il s’agit seulement d’éviter une contravention. Tout le monde doit se rendre compte que c’est pour assurer sa propre sécurité qu’on le porte. » Il a souligné qu’il n’hésite pas à s’adresser à un autre motard à ce sujet : « J’évoque souvent le sujet avec mes collègues, notamment ceux qui utilisent un petit casque de chantier. J’essaye de leur faire comprendre que ce n’est pas adéquat pour la pratique des deux-roues. »

 

 

 

 

 

Les motards au départ de la séance de roulage sur la RN4.

Séance de roulage sur la RN4

Dimanche après-midi, la cinquantaine de motards qui ont participé à l’atelier sur la sécurité routière, ont pris la direction de Soaniadanana, sur la RN4. Il s’agissait d’une séance de roulage, à titre d’application. Ce fut notamment l’occasion de corriger la conduite de chacun, dans sa manière d’aborder un virage et dans ses choix de trajectoire, sans oublier ses méthodes de freinage. Le tout sous la bienveillance du commandant Rija Rakotomampianina.

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