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Androy – Impact positif du Plan de relèvement et de résilience

Soixante-cinq kilomètres de pistes rurales ont été réhabilitées par les communautés bénéficiaires du programme « Argent contre travail assorti d’épargne ».

Maintenir les efforts déployés contre la vulnérabilité des institutions et des populations, face à la sécheresse dans l’Androy. Une délégation conjointe du PNUD et de ses partenaires ministériels a pu l’apprécier lors d’une mission dans les districts les plus touchés.

Des résultats encourageants. Du 16 au 20 juillet derniers, une équipe mixte, composée de représentants des ministères de l’Économie et du plan (MEP), de l’Environnement, de l’écologie et des forêts (MEEF), et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a effectué dans l’Androy une mission de suivi et de mise à niveau des activités de relèvement et de développement. Elles entrent dans le cadre du Plan de relèvement et de résilience pour les districts d’Ambovombe, de Bekily, et de Beloha, les plus touchés par la sècheresse.
La mission a évalué les initiatives finalisées, l’état d’avancement des programmes de lutte contre la pauvreté, d’appui à la gouver­nance locale et d’adaptation des communautés au changement climatique, ainsi que les redressements nécessaires.
Les initiatives de réduction de la vulnérabilité des populations et de relance de l’économie locale ont été appréciées par les programmes « Argent contre travail assorti d’épargne ». Plus de neuf mille ménages vulnérables en sont concernés, à ce jour. En particulier, 5 420 d’entre eux, dont 2 600 femmes, ont pu lancer des activités génératrices de revenus dans différentes chaînes de valeur, et impulser ainsi leur autonomie.

Le ravitaillement en eau reste le problème principal de l’Androy.

Préoccupations
Au total, soixante-cinq kilomètres de pistes rurales ont été réhabilitées par les bénéficiaires, contribuant ainsi à de meilleurs échanges commerciaux au sein des trois districts. En outre, la construction et la réhabilitation de barrages hydrauliques ont été réalisées dans les districts de Bekily et d’Ambovombe.
Par ailleurs, cette mission a particulièrement visé la gouvernance locale et l’effectivité de la décentralisation. Ainsi, la délégation a tenu des séances de travail avec les collectivités locales décentralisées et les structures locales de concertation. Il s’agissait de faire participer la population à la gestion des affaires communales en mettant en évidence les rôles et les responsabilités respectives qu’elle joue dans le développement local et intégré de l’Androy.
Enfin, les communautés de la commune de Tranovao (district de Beloha) ont exposé à la délégation leurs préoccupations face au changement climatique. Elles comptent sur l’apport de solutions alternatives à l’accès aux ressources en eau pour l’agriculture et l’élevage, ainsi que sur une meilleure connaissance des conditions météorologiques de la localité. Ces efforts seront concentrés à travers le projet Adaptation au changement climatique, mis en œuvre dans l’Androy depuis le début de l’année.

Grâce à une bonne gestion des ressources en eau, les récoltes peuvent être encourageantes.

Des efforts humanitaires

Depuis le début de l’année 2017, le PNUD et ses partenaires ont concentré leurs activités dans l’Androy afin de maximiser les efforts humanitaires mis en place depuis la crise. Ils s’attaquent surtout aux causes structurelles de vulnérabilité des populations et des institutions. On peut citer, entre autres, la difficulté d’accès à l’eau, les systèmes agricoles défaillants, les faibles systèmes d’emplois, la dégradation de l’environnement, le mauvais état des routes, le manque de capacités des collectivités locales décentralisées.
Le PNUD et ses partenaires ministériels proposent de promouvoir et de développer une transition entre les interventions humanitaires et les interventions de développement, grâce un relèvement résilient des ménages vulnérables de l’Androy par la décentralisation, la réduction de la pauvreté, la conservation, et l’adaptation au changement climatique.

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