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Editorial

QCM

Questions à choix multiples ou QCM. C’était le système utilisé à l’examen du CEPE juste après la révolution de 1972. Il s’agit d’un système simplifié puisqu’il fallait choisir la réponse à une question parmi trois propositions. Autrement on avait toutes les chances d’avoir des bonnes réponses à toutes les questions sans avoir eu à passer l’année scolaire rien qu’en choisissant au pif à tous les coups.

On peut procéder aux QCM pour résoudre une bonne fois pour toutes le problème environnemental qui mine QMM à Tolagnaro. Un problème récurrent alors que les choses sont claires et nettes.

Il faut savoir que le projet Qit fer de Tolagnaro avait été annoncé en grande pompe par Ratsiraka en 1986, alors a la recherche d’investisseurs étrangers pour réanimer l’économie sous perfusion des conditionnalités de la Banque Mondiale. Le permis environnemental a été obtenu en 2001 et le début des travaux n’a eu lieu qu’en 2005. Autrement dit jamais l’étude des impacts environnementaux pour un projet de cette envergure n’a jamais été aussi longue et rigoureuse. Qit Madagascar Mineral a commencé l’exploitation de l’ilmenite en 2007. Soit depuis quinze ans maintenant. Tout était parfait au début. Il est donc curieux de constater que quinze ans après on accuse QMM de ne pas respecter l’environnement et de déverser de l’eau polluée dans les rizières et fleuves environnants.

Il faut répondre à trois questions pour dénouer cette affaire.

Est-ce que QMM pollue l’environnement? Si oui, qu’on le ferme.

Est-ce que la mort des poissons n’a rien à voir avec QMM?

Si oui, qu’on le laisse travailler.

Est-ce que les résultats des analyses prouvent que l’eau est polluée? Si oui qu’on sanctionne QMM.

Seulement, la réponse à ces trois questions dépend entièrement du résultat des analyses effectuées par des laboratoires indépendants qui n’ont jamais été publiés malgré la demande de QMM et des communautés concernées. À qui profite donc le crime?

Il est bien clair qu’il y a des desseins politiques derrière. Pourtant après les négociations et les accords convenus, la pêche a été de nouveau autorisée pour les communautés. Ce qui confirme que l’histoire de pollution a été une pure affabulation. Les autorités ne se sont intéressées à cette affaire que lorsque QMM a annoncé recourir au service minimum qui signifie blqck out pour toute la ville dont l’électrification dépend de la centrale thermique de QMM.

Le calme est revenu pour le moment mais pour combien de temps ? Cet incident porte atteinte à l’image de Madagascar déjà très mal classé dans le climat des affaires. Le baromètre des investisseurs potentiels reste Ambatovy et QMM. Si ces deux là toussent, ceux qui avaient l’intention de venir éternuent. Cela suffit pour leur indiquer que la sécurité des investissements reste précaire voire hypothétique.

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