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Expériences techniques – Une unité de dessalement réussie à Ambovombe

Avotra  Ravelo,  28  ans  a  mis  au  point  un  système  de dessalement  d’eau  de  mer  à  Erada.

Les essais se multiplient pour transformer l’eau salée de la mer en de l’eau salubre. Un jeune ingénieur malgache a réussi à faire fonctionner une unité de dessalement à Erada Ambovombe.

PARI tenu. L’Association « Move On », une association basée dans la région Androy a cherché des moyens pour pouvoir transformer l’eau de mer en eau potable. « L’eau est le problème de cette région. C’’est le seul problème dont il faut trouver des solutions. Nous avons ainsi contacté un ingénieur qui pourrait mettre au point une unité de dessalement d’eau de mer » explique Mbola Sorotombake, président de l’association « Move On ». Un ingénieur chimiste en thermodynamique a ainsi accepté de relever le défi en formant d’abord des jeunes de l’Androy en technique de dessalement. « C’est un projet important qui nous tient à cœur et la direction régionale de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle Androy a supervisé la formation des jeunes » explique Soja Lahimaro, gouverneur de la région Androy.

La formation a été axée sur le principe et les nouvelles technologies disponibles dans le dessalement d’eau de mer. Il a fallu expérimenter la pratique dans un environnement réel. L’ingénieur de 28 ans a réalisé un procédé particulier. « Ce qui distingue cette unité de dessalement est qu’elle n’utilise pas d’électricité mais de l’énergie solaire. Cette énergie est concentrée dans une cuve et le système de parabole métallique avec des miroirs fait le reste » explique sommairement Avotra Ravelo, ingénieur. Deux litres d’eau de mer s’évaporent au bout d’une heure et demie pour laisser place à un litre environ d’eau potable.

Inciter

Les jeunes et l’ingénieur ont mis sept jours pour pouvoir monter l’unité sur les plages de la commune d’Erada, district d’Ambovombe Androy. « Puisque le projet est au stade d’essai, le matériel utilisé n’est pas encore grandiose de même que les résultats obtenus. Toutefois, des paramètres d’amélioration seront apportés afin de progresser vers un meilleur rendement » ajoute l’ingénieur. Puisque tout dépend de la concentration du soleil, et le matériel limité jusqu’ici, un à deux seaux de 20l d’eau potable ont pu être obtenus. « L’objectif est d’atteindre l’approvisionnement de tout un village, un fokontany et toute la commune mais il faut des moyens » reconnait le gouverneur de la région Androy. Les communautés d’Erada ne peuvent que féliciter l’initiative et le maire, les représentants des fokontany ont réagi positivement. Les habitants ont aidé dans le transport des matériaux essentiels à l’unité de dessalement tels que du sable, des cailloux et autres outils. « Nous restons persuadés que chacun est responsable du développement de sa vie et qu’il n’est pas utile de toujours attendre l’aide de l’Etat. C’est la raison pour laquelle nous formons des jeunes en développement personnel, en culture entrepreneuriale et en leadership. La formation en montage d’unité de dessalement fera sans doute tâche d’huile auprès d’autres jeunes. Ils pourront en fabriquer eux-mêmes » reprend Mbola Sorotombake. Mais si des investisseurs et partenaires s’y intéressent, cela ne pourrait que contribuer au bien-être des populations.

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    Santé publique
    Une étude israélienne réalisée par l’université Bar-Ilan, la caisse d’assurance-maladie Clalit et l’hôpital Tel Hashomer en 2018, a conclu que « les habitants des zones consommant de l’eau dessalée sont six fois plus exposés au risque de problèmes cardiaques, et notamment celui de mourir d’une attaque » que ceux des zones ne consommant pas d’eau dessalée.

    La cause en serait que, contrairement à celle venant des nappes phréatiques, l’eau dessalée est dépourvue de magnésium