Faits divers

Traversée clandestine – Des réfugiés africains interceptés

Les quatre migrants à bord du 4x4 de la gendarmerie après l’arrestation.

La gendarmerie de Nosy Be vient d’interpeller des réfugiés africains vers Mayotte. Ils sont trois Rwandais et un Congolais clandestins.

Seulement une semaine après l’arrestation des neuf clandestins burundais sur l’île touristique Nosy Be, quatre nouveaux réfugiés viennent d’être chassés. La gendarmerie locale a en effet cueilli trois Rwandais et un Congolais, mardi dans le quartier d’Ambondrona Dzamandzar. Ces migrants se trouvent actuellement en garde-à-vue dans les locaux de la compagnie de Hell-ville pour être verbalisés. Leur comparution au Parquet est prévue ce jour.
Sur base de renseignements d’un informateur, les gendarmes ont rejoint le quartier indiqué où ils sont tombés sur ces quatre métèques. Ces couchsurfeurs, comme les neuf Burundais récemment délogés à Antanamita­rana, vivent en ermite dans une simple maison en bois en attendant leur départ vers Mayotte. « Chacun d’eux a un passeport et un visa touristique qui expire aujourd’hui (ndlr : hier). Le Congolais a fait usage d’un passeport mozambicain. Mitraillé de questions, il a fini par avouer qu’ils sont tous des réfugiés», explique un officier supérieur à la compagnie de la gendarmerie saisie de l’enquête.
Ces allogènes sont librement entrés sur le territoire sans billet de retour. Ils ont débarqué à l’aéroport international d’Ivato, il y a un mois. Puis, ils sont arrivés en taxi-brousse à Nosy-Be où leur hébergeur a échappé aux éléments de la gendarmerie.

Réseau
Le renseignement leur concernant est tombé pile du fait qu’ils s’apprêtaient à quitter bientôt l’île pour aller vers l’archipel de Mayotte. « Chacun d’eux a déjà payé 1500 dollars (soit 5 400 000 ariary) à un skipper avec qui ils comptent voguer. Ils n’ont plus d’argent comme ils l’ont répondu à l’enquête », raconte l’officier. Le navigateur reste toujours introuvable.

À la lumière des premiers éléments de l’investigation menée jusqu’ici par les fins limiers de la gendarmerie, un réseau délictuel organiserait un voyage clandestin pour certains habitants de l’Afrique de l’Est vers l’îlot voisin. Les gendarmes travaillent alors d’arrache-pied pour le démanteler.
Les migrants africains croient pouvoir obtenir facilement la nationalité française à Mayotte. Ce mois-ci, deux Burundais et deux Rwandaises, croupissent déjà en prison en attendant leur rapatriement vers leur pays d’origine.

1 commentaire

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  • Qu’ils sot expulsé sur le champ et bien-sur sans bagage ! Actuel il n’y a aucun pitié corruption ni d’étranger mais tout le monde sont pareil et que la loi soit appliqués ! Il faut actuellement oublier l’époque de Rajao qui était baranahiny tout le monde peut faire tout ce qu’il veut d’illégalité ! Non actus c’est celui de ANdry nirina Rajoelina et c’est inacceptable