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Législatives et référendum – Le thème de la campagne au centre des débats

Serge Zafimahova est sorti de son silence sur le référendum.

Les dix mil­lions d’électeurs inscrits sur la liste électorale sont appelés aux urnes pendant le scrutin du 27 mai pour prononcer avec un « Oui » ou « Non » dans le cadre du référendum parallèlement organisé avec les législatives dont le choix se porte sur un candidat en personne. Pour la société civile, il devrait y avoir un dialogue préalable pour éviter les problèmes rencontrés lors du référendum de la Consti­tution de la Quatrième République en 2010. La confusion dans le thème de la campagne pour le référendum du 27 est mise en relief. En apprenant que deux campagnes se déroulent en même temps, le CDE se préoccupe des charges qui pèsent sur les électeurs. « Il n’aurait pas confondu les législatives avec le référendum pour l’intérêt des électeurs », explique Serge Zafimahova.
La période de campagne des deux élections dont l’une se porte sur un texte et l’autre sur un candidat se déroulera avec un certain décalage de temps. La campagne des législatives est prévue commencer le 6 mai dans toutes les circonscriptions électorales. Tandis que la campagne référendaire qui s’étend au niveau national, débutera le 27 avril. Honoré Rakotomanana, en tant que juriste, a réagi en premier sur la faisabilité du jumelage. « Comment se déroulera la propagande pendant le jumelage des législatives avec le référendum constitutionnel? En législatives, la circonscription électorale est limitée au district tandis que le référendum au niveau national. La séparation des idées à transmettre posera sans aucun doute un problème pour les partis politiques pendant la campagne électorale, notamment si les partis font conjointement voter pour leurs candidats et sur le Oui ou le Non ? », a-t-il expliqué.
Du côté de l’Exécutif, le déroulement de la campagne n’est plus une problématique à évoquer. Le porte-parole du gouvernement Lalatiana Rakoton­drazafy d’expliquer que « si les textes électoraux sont appliqués en bonne et due forme, aucune confusion ne devrait être observée. L’idée de se soucier que les candidats et les agents de l’administration seront mouillés dans la propagande ne devrait pas avoir lieu ». Concernant la fixation du délai de convocation des électeurs à trente jours avant le scrutin du 27 mai, une des questions majeures qui anime les débats depuis quelques jours, la ministre de la Communi­cation et de la Culture se défend. « Les dispositions légales ne mentionnent explicitement pas le délai à respecter en référendum. Les quatre vingt dix jours sont destinés à tout mandat qui arrive à son terme », souligne-t-elle.
Le point de vue des parties prenantes enflamme les débats depuis le conseil des ministres spécial vendredi soir. La convocation des électeurs, qualifiée par les acteurs politiques de décision initiative unilatérale du Président de la République suscite de nombreuses réactions. Pour le Club de Développement et Ethique (CDE), « l’article 163 de la Constitution ne constitue pas un motif suffisant pour le Président de convoquer les électeurs à un référendum constitutionnel, compte tenu des pouvoirs exceptionnels dont il dispose », replique Serge Zafimahova membre du CDE.

 

5 commentaires

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  • Qu’on le dise très clairement et ce n’est nullement une attaque personnelle mais un constat de longue date : Serge ZAFIMAHOVA n’est pas une référence en terme d’éthique politique . Il n’y a que les plus « crédules  » qui se laissent embobiner par ces analyses , de saoulants  » bobards  » du contexte socioéconomique et politique . Ses sorties médiatiques sont indigestes et inintéressantes au plus haut point . Son ralliement à Ravalomanana le « roublard » fera certainement remuer feu Pr Zafy dans sa tombe . Si Emmanuel Macron consulte les chefs de parti pour une décision engageant la France parce qu’il y a essentiellement : la droite républicaine , les socialistes , les écologistes , les radicaux , le parti communiste , le rassemblement national et la France insoumise . Chez nous la république offre un ramassis de partis politiques inutiles . Concertation ne s’accordera pas au désir du PRM de mettre en branle rapidement ses promesses électorales et surtout signifierait le « souk » total.

  • faites le maximum possible de votre part et après on verra ou est la limite de votre puissance et de votre capacité, d’après toute observation, je vous tiens au courant que vous ne faites qu’aggraver votre malheur!!!

  • l’importance est qu’il on a une référendum donc inutile de se faire des contre partie à ce sujet,même les connaisseur n’ont pas engagé des discours sur ce point donc il suffit d’attendre le résonnement apporté par les responsables

  • Mazava ny hevitra ijoroan’ny mpitondra fa ny politika ny fitsitsiana ka araraotina ny fanotana ny bileta tokana ho amin’ny fanovana sy fanitsiana ny andininy sasany amin’ny lalampanorenana. Fa ny tena tombony dia ny vondrona itsinjarampahefana hatrany amin’ny fokontany.

  • Cette proposition de révision de constitution faisait partie des déclarations du président Andry RAJOELINA lors de la campagne présidentielle et présente lors du débat au TVM, mais vous les TIM-K25 et DINIKA vous ne faites que déranger tout le monde sur le développement de Madagascar

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