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Vol de cloche – Un prêtre et un diacre abattus à Antsohihy

Un gang armé a pris d’assaut la communauté des Capucins à Ambendrana Antsohihy hier vers 1 heure du matin. Un prêtre a été tué et un diacre blessé par balle.

Un trio criminel a frappé et tué à Antso­hihy hier aux petites heures. La communauté religieuse des Capucins à Ambendrana, sise à deux kilomètres du centre ville a été prise pour cible. Atteint d’une balle en dessous de l’aisselle, le prêtre Njiva Lucien âgé de 46 ans, responsable du centre, a succombé sur le coup. Le projectile est ressorti après avoir traversé de part en part des organes vitaux. Après l’avoir abattu, ses bourreaux l’ont dépouillé de son fusil de chasse. Le sort de Jérémy, un jeune diacre de 26 ans, blessé par balle au niveau de la poitrine, est par ailleurs incertain. Son état étant jugé critique, il a été d’emblée évacué sur Tana. Hier après-midi, un service spécialisé d’un centre hospitalier de la capitale se préparait déjà à le recevoir.
Les forces de police ainsi que celles de la gendarmerie de la région Sofia travaillent de concert dans la recherche des auteurs de cette attaque meurtrière dont des religieux en ont fait les frais.
Les premières pistes révèlent que le mobile du crime reposerait sur un vol de cloche.
« Lors de la célébration de la semaine de résurrection, le centre des Capucins à Ambendrana avait déjà été assailli par une escouade de bandits. Dans la nuit du vendredi saint, à des heures tardives de la nuit, des intrus ont fait irruption dans l’enceinte pour essayer de s’emparer de la cloche. L’alerte ayant été donnée, ils ont du coup pris le large sans avoir pu dérober quoi que ce soit », lance une source auprès de l’Organe Mixte de Conception (OMC), à l’échelle de la région Sofia.

Kalachnikov
Après cette tentative, la cloche a été placée en lieu sûr par précaution. Descen­due, elle a été depuis gardée dans le bâtiment où habitent les religieux, mais cette mesure ne semble pas avoir été pour autant suffisante pour dissuader les bandits de revenir à la charge. Ne manquant pas d’audace, ils sont allés jusqu’à attaquer les religieux dans leurs locaux d’habitation.
Lors du constat, les enquêteurs ont mis la main sur des étuis de calibre 7,62 millimètres, provenant de cartouches de Kalachnikov.
« Il est certes possible que les assaillants étaient armés d’une telle arme de guerre. Cependant, des armes à feu de fabrication artisanale utilisant des munitions similaires existent », analyse un interlocuteur auprès de la compagnie territoriale de la gendarmerie nationale à Antsohihy.
Un prêtre de la communauté, frappée par ce deuil, met, quant à lui, en avant que les brigands étaient en train de se déchaîner sur le diacre rescapé lorsque le prêtre, réveillé en sursaut s’est emparé du fusil dérobé pour voler à son secours. Tombé nez-à-nez avec les trois bandits armés, il a été abattu sans crier gare. Les funérailles du père Njiva Lucien sont prévues se dérouler à Antsohihy
après-demain.

Andry Manase

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