TOURISME DURABLE - Douze parcs nationaux peuvent abriter des écolodges


En marge de la présentation de la neuvième édition de l’International tourism fair of Madagascar, ITM, le ministre du Tourisme, Joël Randriamandranto, a rappelé les choix stratégiques de son département. Comment attirer les touristes ? C’est une question récurrente. Car c’est un secteur pouvant être une des mamelles nourricières de la croissance économique. Hier à Tsimbazaza, au bureau du ministère du Tourisme, le maître des lieux, Joël Randriamandranto, a fait un rappel des grandes lignes de la stratégie adoptée par Madagascar pour parvenir à passer le cap d’un million de visiteurs à l’horizon 2028. « Nous avons opté pour trois axes majeurs. La promotion des investissements, le positionnement de la destination et le renforcement des capacités des principaux acteurs. Pour accueillir ces personnes, il nous faudra faire appel aux promoteurs hôteliers. Dans ce sens, douze parc nationaux sont déjà identifiés comme aptes à abriter des écolodges, un pour chaque site. Mais il est essentiel de sécuriser ces investissements. Aussi, nous travaillons avec Madagascar National Park et le ministère de l’Aménagement du territoire et des services fonciers dans cette optique. Quant au second point, nous avons participé à de nombreuses foires internationales, comme celles de Londres, de Milan ou de Berlin qui a connu un véritable succès. Ce qui atteste que le marché du tourisme à l’échelle mondiale a retrouvé ses lettres de noblesse. Nous pouvons en tirer profit. Enfin, et pour répondre aux besoins de ces visiteurs qui évoluent aussi avec le temps, nous prônons la formation de tous ceux qui travaillent dans les diverses activités du tourisme. Parler l’anglais passe aujourd’hui comme une obligation. Nous allons faire le nécessaire » soutient Joël Randriamandranto dans ses explications. Il est convaincu que l’essor du tourisme va avoir des retombées positives sur les autres secteurs, par sa transversalité. « A part la création d’emplois, les transports, l’agriculture et l’élevage, par exemple, peuvent en bénéficier » estime-t-il. « Le nombre des touristes de cette année atteindrait celui de 2019, avant la crise sanitaire. Si aux deux premiers mois ils étaient 10 000 à venir, un chiffre tout à fait normal à cette période creuse, les échos venant des professionnels sur les réservations et les commandes, prêtent plutôt à l’optimisme » présage le ministre de tutelle. Même s’il souhaite une augmentation des fréquences des vols. La desserte vers la Chine devrait être reprise plus tard. L’apport du tourisme pour le Produit intérieur brut a frôlé les 20% durant les années fastes. Et Madagascar a plusieurs atouts à faire valoir pour augmenter cette contribution. Une centaine d’invités à l’ITM Grandiose. Telle qu’elle a été présentée hier par Jonah Ramampioniona et Jimmy Joharison, président du conseil d’administration et directeur exécutif de l’Office national du tourisme de Madagascar, ONTM, la neuvième édition de l’ITM, du 15 au 18 juin au Centre de conférence internationale d’Ivato, le sera. « Cette fois-ci l’ITM sera placée sous le cachet de la durabilité et la digitalisation dans le tourisme. Deux sujets de préoccupation du moment . De par son envergure internationale, l’ITM verra la participation d’opérateurs touristiques étrangers, une centaine, des représentants des îles vanilles , des grands noms du tourisme international et des journalistes spécialisés » annonce Jonah Ramampionona.
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