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Editorial

Artriste

Outre les opérateurs touristiques, les artistes boivent également la tasse depuis le début de la crise sanitaire. On dirait même qu’ils sont maudits étant donné que le variant sud-africain vient fout resonnez à deux semaines de Pâques, le pic des spectacles pour les producteurs et les artistes. Du coup le président de la République himself a annoncé l’annulation des spectacles prévus dans le cadre des festivités pascales. Quelle déveine. Les artistes croyaient avoir vu le bout du tunnel lorsque le coup d’estoc est tombé. Quelques-uns ont pu renouer avec leurs fans il y a quelques semaines mais un malade du corona affirme avoir contracté le virus dans un spectacle organisé à Antanimena. Le risque est ainsi énorme dans ces rassemblements. La propagation est inévitable. Quand on sait qu’on avait permis l’année dernière la tournée de la chanteuse sud-africaine du tube de l’été Londolosy d’un but à l’autre du pays sans le moindre respect des mesures barrières, on ne s’étonne pas si on paie les pots cassés aujourd’hui. Tant qu’on n’applique pas stricto sensu les mesures, il ne faut pas s’attendre à la disparition du virus.

Tant qu’on s’évertue à faire des exceptions par ci, des dérogations par là, le virus trouvera toujours des terrains propices pour se propager à une vitesse exponentielle.

Ce soir, en cas de victoire des Barea et surtout d’une deuxième qualification consécutive à la CAN, il faut absolument s’abstenir de sortir dans les rues. Le préfet devrait sortir une note interdisant pareille manifestation. Autant le meeting des opposants comporte des risques de débordement, autant la folie pour les Barea constitue un suicide volontaire. Si on veut voir les Barea à la phase finale au Cameroun, il faut s’abstenir de participer à cette tentation. Sinon on risque de voir les matches depuis la haut avec Saint-Pierre. Et puis permettre un tel rassemblement, c’est insulter les artistes mis à la diete depuis longtemps avec une poignée de spectateurs autorisée dans les cabarets.

On se demande d’ailleurs comment la plupart des artistes survivent en dehors de ceux qui ont eu la chance de siéger à l’Assemblée nationale où la séance plénière ordinaire ou extraordinaire se déroule avec une dizaine de députés au CCI Ivato dont les travées sont clairsemées. Malgré cela, des députés ont succombé de la Covid-19 l’année dernière. Pour certains, le coronavirus était un prétexte précieux pour justifier l’absentéisme.

Le drapeau reste ainsi en berne pour le monde du spectacle e t encore pour long temps. Comble de malheur, on va devoir plus que jamais passer un SOS si par malheur, ce sale variant attaque un pauvre chanteur. Salut l’artriste.

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