A la une Economie

Diaspora active – Le vita malagasy relancé dans l’Hexagone

Bertrand  Ramaroson  au  milieu  des  intervenants  promoteurs du  vita  malagasy  dont  l’ambassadeur  Rija  Rajohnson.

Les Malgaches résidant en France se sont retrouvés à Cachan, à l’occasion de la rencontre sur le « vita malagasy au service de l’économie », en début du mois. La rencontre à Cachan, ville de résidence de la plus grande communauté estudiantine malgache en France, a été dédiée à la promotion de la diplomatie économique entre la France et Madagascar. Présent à l’occasion, le président du Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy ou Fivmpama en Île-de-France, Bertrand Ramaroson, a ouvert la soirée-rencontre en rappelant que « la création de valeur, vecteur du développement économique et du développement humain est l’affaire de tous».

Connaissant la Grande île, y ayant passé son enfance, l’actuelle mairesse de la ville de Cachan, Hélène de Comarmond, a parlé « des liens historiques liant Madagascar à la France dont Cachan en est le symbole, étant la localité choisie pour implanter le foyer des étudiants Malgaches depuis maintenant cinquante ans » . Descendante d’une famille connue à Madagascar comme propriétaire de Discomad, le label de disques de renom du paysage culturel malgache, Hélène de Comarmand encourage la créativité. L’explication du vita malagasy par l’ambassadeur de Madagascar en France, Rija Rajohnson, a permis à l’assistance de comprendre la productivité dynamique et la performance entrepreneuriale des industriels et artisans à Madagascar .

Créativité et tourisme

Le diplomate appelle à une ouverture aux investisseurs étrangers pour pouvoir développer les affaires. Venu à la conférence, Fabien Razakandrainibe, président de l’association Promochocomada – actionnaire de l’Institut de Chocolat de Madagascar, a insisté sur « la création de la valeur par filière car un exemple montre qu’à Madagascar, on est riche en cacao mais pauvre en chocolat ». En comparaison aux produits en provenance d’autres pays sur le marché français, le vita malagasy est considéré comme un produit artisanal original, et cette particularité requiert des investissements pour lancer des productions industrielles de grande échelle. Les circuits touristiques seront les points de départ du développement du vita malagasy à Madagascar. Le vita malagasy est exportable sur le vaste marché européen et français, lequel est en quête de produits bio originaux.

Intervenant lors de la rencontre, l’expert en tourisme, Patrick Ramonjavelo a évoqué « l e rôle moteur de l’Ambassade dans la promotion du Vita malagasy et du tourisme en particulier ».