Economie

Agroalimentaire – Risque écarté de pénurie des produits alimentaires

Amiraly Hassim, président du SIM confirme l’existence de stocks chez les importateurs.

Le rythme accéléré des achats de PPN et tous types de produits alimentaires importés ou locaux s’aligne avec l’approvisionnement et le réapprovisionnement continu chez les commerces. D’après le président du Syndicat des Industries de Madagascar ou SIM, Amiraly Hassim, « des stocks évalués pour six mois restent disponibles, contredisant par là toute difficulté crainte sur la satisfaction des demandes ». Pour le cas des supermarchés, un planning de réapprovisionnement est fonctionnel. D’après les précisions d’un responsable magasin chez l’une des grandes surfaces accessibles dans la capitale, « l’accentuation du flux de clients est déjà prévisible deux semaines auparavant. Les manœuvres des institutions nationales et internationales ont suffit à faire décider quant à la priorisation des produits agroalimentaires. Chaque consommateur est un être humain dans le besoin de manger ».

Les produits conditionnés abondent chez les rayons consacrés aux types de riz, parfumés ou non. Dans les rayons dédiés aux fruits et légumes, les produits bio augmentent en nombre. « La contenance supportée par l’emballage évite le pesage rencontré chez les marchés de quartier. C’est ce qui permet au consommateur de ne pas être victime de falsification des unités de pesage. Le prix ne peut pas fluctuer à partir du moment où il est expressément indiqué », affirme un père de famille alors en rang à une file d’attente à l’entrée d’un supermarché à Ankorondrano.

Sous surveillance

« Le dialogue public-privé permettra de faire le point sur l’évolution de la situation afin de sécuriser les activités des producteurs et opérateurs et pour protéger les droits des consommateurs», d’après le président du SIM, Amiraly Hassim. Ce sont les commerçants habitués à mettre en vente des quantités fixes périodiques de marchandises qui ont pu écouler rapidement les produits alimentaires exposés sur leurs étagères. « La bouteille d’un litre d’huile s’achète à partir de 5600 ariary, et un kilo de sucre déjà en sachet coûte 2800 ariary, et le prix du lait concentré en boîte varie selon les marques mais son prix moyen est de 3000 ariary », d’après un opérateur économique qui fait du commerce de détail. Chez un grossiste à Antanimora, un quartier à faible densité de la capitale, un responsable affirme que « tous les PPN sont encore disponibles et les prix de gros restent stables. Il n’y a pas de spéculation chez les grossistes et des agents du ministère du Commerce ont déjà sillonné la ville pour dénicher les pratiques non-concurrentielles».